Voici enfin notre petit reportage sur la fin de nos aventures néo-zélandaises. Je vous prie de nous pardonner ce retard inacceptable. Pour tout vous avouer, à l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes déjà arrivés sur le sol américain depuis une demie-journée après cinq jours bien pleins à Sydney et un vol de 13h40 plutôt fatiguant jusqu’à Los Angeles (nous avons même passé la douane américaine sans soucis, ce qui n’est pas toujours garantie). Il faut dire que nous avons bien profité de notre court séjour à Sydney, avec visite de musées, balades en bateaux, soirées cinéma etc., ce qui engendra fatalement une remise au lendemain perpétuelle du bouclage de notre deuxième et dernier épisode sur la Nouvelle-Zélande… Par conséquent, il est hélas bien possible que l’épisode sur Sydney (pas encore commencé) passe à la trappe…
La vidéo étant cette fois accompagnée de commentaires et non de musique, je ne m’épancherai pas d’avantage et vais rapidement vous laisser écouter nos dix minutes de déblatérations inintéressantes.
Voilà trois semaines déjà que nous avons écrit notre dernier article. Serions-nous devenus feignants ? Assurément un petit peu, mais surtout, surtout, nous avons eu un peu moins de temps libre pour nous consacrer à ce blog, tant nous avons fait d’heures de voiture, qui sont autant de précieuses minutes où l’usage de l’ordinateur est impossible. Car ça n’a pas l’air sur une carte, mais la Nouvelle Zélande, c’est fort grand. Enfin disons plutôt long. Et en prime, l’autoroute néo-zélandaise demeure à inventer, car chez eux, pas de 2 x 4 voies, rien que des départementales (qu’ils appellent certes « State Highway », mais qui sinuent sans cesse (à double sens), qui comportent des ronds-points et qui traversent carrément des villes en y jouant le rôle de simple grosse artère, donc non, décidément pas la grosse autoroute comme de par chez nous, qui permet de torcher des centaines de kilomètres en « peu » de temps).
Mais ce faible désagrément mis de côté, nous avons tout à fait apprécié notre séjour, il ne faut pas croire. Déjà, au sortir de 4 mois d’Asie dont 3 dans des pays qu’on peut qualifier de pauvres à très pauvres, retrouver les joies : – de l’asphalte bien entretenue, – du civisme routier (après 21 jours ici, nous n’avons toujours pas entendu de klaxon, ni frôlé de véhicule en traversant sur les passages piétons, ce qui nous change considérablement), – de la sécurité hydrique et alimentaire (incroyable : on pouvait boire l’eau du robinet sans au préalable la passer aux UV, et sans se tordre de douleurs abdominales le lendemain !!), – de l’inter-communicabilité parfaite puisque cette fois-ci nous pigeons l’idiome local, – du salaire minimum local suffisant pour qu’on ne nous prenne pas pour des porte-monnaies sur pattes qu’il convient d’arnaquer avec diligence pour en tirer le maximum de thunes possible (quel bonheur de ne plus avoir à négocier 15 ans le moindre prix, dans ce pays où les blancs ne payent pas 20 fois le prix payé par les autres). Les autochtones sont d’ailleurs tout à fait souriants, chaleureux et agréables, – des sucreries, glaces et desserts si doux à nos occidentaux palais (quelques litres de glace et de chocolat nous sont passés au travers du corps, en y formant quelques nouveaux adipocytes, c’était inévitable), – et j’en passe.
Retrouver tout cela, oui, je l’affirme, c’était merveilleux. Et oui, au risque de décevoir, nous ne sommes pas que de purs esprits ivres de bonheur de s’abreuver des sculptures, monuments, contes et légendes de contrées lointaines, oh que non ! Nous avons aussi un corps, qui apprécie certains points de conforts (comme ne pas avoir la chiasse à longueur de temps faute de trouver de la nourriture que la science moderne qualifierait de « comestible », ou encore ne pas être réveillé la nuit par tous les bruits possibles et imaginables, du klaxon au jappement de chien errant désœuvré), et certaines habitudes difficiles à changer une fois arrivés à nos âges canoniques.
Mais cette virée dans ce si austral pays n’a pas été qu’un simple retour à la vie moderne : la Nouvelle Zélande, en plus d’être confortable, c’est surtout très beau ! La moindre départementale State Highway regorge de points de vue magnifiques. Toute plage est belle, aucune colline n’est quelconque. Il y a un paysage à découvrir quasiment partout. Et que de variété, surtout ! Des vues lunaires des parcs de sources chaudes aux grands glaciers du sud, chaque changement de région vaut changement complet de décors.
Notre petite réserve, je dirais, c’est que si certes chaque coin à son lot de beautés, en revanche on n’aura pas trouvé (cette fois-ci du moins) LE coin qui nous bouleverse vraiment. Nous n’avons, en toute rigueur, pas trouvé le pincement au cœur des rizières du dos du dragon, de la grande Muraille ou bien du col de Thorung La, pour ne citer qu’eux. Mais il est vrai que l’Hiver se prêtait moins à l’exploration assidue des grands parcs naturels, qu’on n’a pas vraiment visités.
Cette vidéo-ci vous montre un concentré de ce qu’on a vivement apprécié dans l’île du Nord. Il y manque en toute rigueur notre escapade dans les bains chauds des villes proches de sources géothermiques, qui constituèrent un kiff incontestable, surtout en hiver, mais qu’il a été impossible d’immortaliser en photo. Un condensé de l’île du sud viendra peut-être plus tard, si nous ne traînons pas trop.
L’Asie, c’est bel et bien fini ! Nous vous écrivons depuis le wifi un peu laborieux d’un camping de la pointe extrême nord de Nouvelle-Zélande, où nous crapahutons désormais. Si de votre côté les premières chaleurs de Juin vous permettent d’ôter quelques couches vestimentaires, nous ici nous endurons le début de l’hiver ! Pour l’heure nous sommes en plein nord (donc au plus chaud – et oui tout est inversé puisque nous sommes dans l’hémisphère sud –), et nous avons déjà un peu froid, alors je pense que nos aventures sur l’île du sud (donc plus près du pôle) nous vaudront de frissonner quelque peu, et pas que de plaisir.
Cette dernière vidéo asiatique raconte la fin de l’Inde, nos étonnements (bons et mauvais) dans ce décoiffant pays, ainsi que notre « conclusion » sur l’Asie.
Nous avons pleinement conscience d’avoir fait un peu trop long encore une fois, avec cette vidéo. Promis, juré, nous allons nous reprendre, et revenir à des choses moins verbeuses et plus efficaces les fois d’après.
Également : il y a un trou de 10 secondes pleines entres 20:30 et 20:40 : on avait sans doute prévu un peu trop long sans s’en rendre compte en montant notre œuvre, mais il ne faut pas conclure que votre explorateur a un bug, la suite va bel et bien arriver (il s’agit du laïus sur les gares).
A très bientôt pour une première vidéo sur le pays du Seigneur des Anneaux (j’assure pleinement mes références populaires issues de mes émois adolescents : au noël de sup comme au noël de spé, le plaisir de savourer ces films sur grand écran – les épisodes II et III respectivement – a fait partie de ce qui a fait la différence entre simple fatigue et désespoir. Alors si les montagnes ayant permis d’incarner les mines de la Moria ou les Misty Mountains vont sans doute garder leur mystère, vu qu’elles sont situées plein sud et qu’on ne peut pas tout aller voir en un seul séjour de 3 semaines, en revanche oui, d’évidence OUI, nous allons aller voir Hobbiton à Matamata et les ateliers de la WETA à Wellington, il s’agit d’étapes rigoureusement O-BLI-GA-TOIRES !).
Bises
François
P.S. : J’ai répondu aux commentaires de la vidéo sur notre retour de Vipassana ici.
P.P.S. : La vidéo ci-dessous a été réalisée le 03/06/2014, le jour de notre arrivée à Auckland, mais a mis un peu de temps à arriver en ligne suite à quelques soucis techniques. Les références temporelles sont donc à considérer à partir de cette date.
P.P.P.S. : Les photos en bonne qualité arriveront un peu plus tard.
Voici enfin les tant attendues photos de nos aventures à Agra et Khajuraho. La vidéo étant plutôt sobre, je vais profiter de ces quelques lignes pour vous raconter un peu les à-côtés qui ont accompagné nos visites touristiques dans ces deux villes. J’espère que je ne serai pas trop long.
La sortie de l’hôpital de François fût épique (comme à peu près toutes les démarches administratives dans ce pays). Après 24h à répéter au médecin que nous avons un train à 15h et qu’il faut que nous soyons sortis à temps, je me retrouve à devoir rencontrer un nombre incalculable de médecins et remplir un nombre encore plus faramineux de formulaires à la toute dernière minute. Un jeune assistant est chargé de m’aider dans cette tâche, mais je comprends vite que son anglais limité va rendre la communication difficile et qu’après deux jours à me battre avec l’administration de l’hôpital pour mettre en place le tiers-payant par notre assurance, je connais bien mieux les bureaux administratifs que lui. Le pauvre me suit donc en trottant et sans dire un mot pendant 30 minutes de bureau en bureau… Après une queue interminable à la pharmacie de l’hôpital, nous sortons en trombe pour négocier un rickshaw afin de foncer à la gare en n’espérant plus que vaguement être à l’heure pour le train. Arrivés dix minutes avant l’heure de départ du train, nous courrons vers le quai pour finalement entendre annoncé un « retard probable de 15 minutes »… Le train arrive finalement quatre heures plus tard (nous essaierons de trouver une occasion de vous parler des trains et gares indiens dans un épisode suivant, c’est vraiment tout un roman).
Arrivés à Agra, nous commençons à vraiment sentir la chaleur (et les odeurs qui vont avec dans les rues jonchées d’ordures et d’excréments des bovins qui les broutent). Qu’à cela ne tienne, nous tentons quand même la chambre avec ventilo dans un petit hôtel recommandé par Le Routard. Au final, nous avons bien chaud pendant la nuit, la chambre est en permanence emplie d’une odeur d’égout assez écœurante et le restaurant de l’hôtel n’est vraiment pas terrible (malheureusement, il n’y a pas grand chose d’autre dans les environs). Mais tout cela ne nous empêche pas de profiter de notre centième jour avec un joli coucher de soleil sur le Taj Mahal.
Le train d’Agra à Khajuraho arrive avec deux bonnes heures de retard, accumule une heure de retard supplémentaire jusqu’à l’avant-dernière gare, mais rattrape finalement, de façon complètement incompréhensible, quasiment deux heures de retard dans la demi-heure de trajet qui sépare Khajuraho de la gare précédente. Comme d’habitude, dès le quai de la gare, une nuée de voraces chauffeurs de rickshaw se précipitent sur nous pour nous vendre le trajet jusqu’à la ville (à douze kilomètres de la gare) dans leur « indian helicopter » à des tarifs « very cheap » ou encore « local price », qui signifient tous les deux trois à dix fois le tarif normal demandé aux indiens. L’hôtel réservé se révèle agréablement confortable et plutôt calme (la nuit sera quand même perturbée par un groupe de chinois vraiment bruyants). Comme vous pouvez le voir sur les photos, les temples de Khajuraho ne manquent pas d’intérêt mais on en a finalement assez vite fait le tour et la ville en elle-même est minuscule et vraiment miséreuse.
Direction Varanasi, en avion cette fois, pour notre stage de méditation Vipassana commençant le lendemain. Première impression sur Varanasi… c’est sale ! Mais alors, vraiment très sale ! Et aussi très bruyant. Conformément aux mises en garde du Routard, nous sommes harcelés toutes les trois minutes, pour une course en rickshaw, pour une visite de la ville, pour une balade en barque sur le Gange, pour une nuit en guest house « grand luxe », pour des saris en soie « top quality » etc. Nous commençons à y être habitués, mais c’est quand même un peu pesant. Vivement le calme et la sérénité du camp de méditation !
Nos publications n’étant plus vraiment chronologiques, vous avez déjà pu voir nos commentaires pré- et post-Vipassana, qui suivent en fait les événements narrés ci-dessus. Si vous êtes perdus dans la chronologie de nos aventures, vous pouvez toujours vous référer à la grande carte en bas de la page d’accueil du site où vous pouvez naviguer à loisir dans la chronologie de notre périple et retrouver les épisodes correspondant aux différentes étapes.
Nous essaierons de faire une dernière vidéo sur nos aventures indiennes, mais je ne vous promets pas de récit détaillé de nos séjours à Bodhgaya et Varanasi. Tout ça dépendra du temps qu’on arrive à libérer dans nos derniers jours en Inde.
A bientôt pour des nouvelles plus fraîches.
Thomas
Références musicales : – Polonaise No.3 en La Majeur, Op.40 No.1, « Militaire« , de Frédéric Chopin, interprétée par Valdimir Ashkenazy. – George’s Waltz 2 de Shigeru Umebayashi, extrait de la bande originale du film A Single Man de Tom Ford. – Concerto pour piano No.5 en Ré Majeur, K.175, III.Allegro, de Wolfgang Amadeus Mozart, interprété par l’Orchestre Philarmonia et Valdimir Ashkenazy.
NB : Cet article et la vidéo qui l’accompagne ont été réalisés le 25/05/2014 mais n’ont malheureusement pas pu être mis en ligne avant aujourd’hui en raison de problèmes (et surtout d’absence) de connexion internet.
Bonjour à tous,
Nous voilà de retour après notre stage de méditation Vipassana. Voici donc une petite vidéo (encore une fois assez dépouillée) pour vous raconter notre séjour là-bas. La vidéo sur nos autres aventures indiennes (avec les photos du Taj Mahal bien évidemment ma petite Maman) viendra plus tard, ne vous inquiétez pas.
Je tiens à vous remercier tous pour vos nombreux commentaires de ces derniers jours. Ça nous fait toujours très plaisir de lire vos petits mots. Aussi vais-je tâcher de répondre aux nombreuses questions qui nous ont été posées (les points qui ne seront pas abordés dans le texte le seront dans la vidéo).
Tout d’abord, concernant le stage de méditation en lui-même. Les 7h restantes au programme n’étaient en fait pas très remplies. Nous avions trois pauses repas/repos par jour, 1h30 pour le petit-déjeuner, 2h pour le déjeuner, et 1h pour la collation de 17h (en plus de nombreuses petites pauses de 5-10 minutes qu’il y avait entre les séances de méditation lorsqu’elles s’enchaînaient). Nous en profitions souvent pour somnoler un petit peu (les nuits déjà courtes étaient un peu dérangées par la chaleur), faire la lessive du jour, ou prendre du temps pour réfléchir, mais le temps paraissait parfois un peu long. La soirée était, quant à elle, principalement occupée par les vidéos d’explication de la technique et de sa philosophie, qui étaient parfois un peu barbantes. Pour plus de détails sur le programme précis, c’est tout en bas de cette page. Quant à la discipline, il y avait effectivement un code de conduite assez stricte, mais évidemment aucune punition en cas de non respect du code. Il s’agit d’une démarche volontaire, le personnel est là pour nous aider à atteindre les objectifs de la méditation Vipassana, et le code de conduite est, selon eux, simplement un outil pour tirer un profit maximal du séjour.
Pour Alex et Antho : Vos compliments nous vont droit au cœur 🙂 S’il n’y a pas de changement dans le programme, nous serons en Bolivie le 04 octobre mais nous penserons bien à vous. Sachez aussi que vous vous mariez le jour de la Saint-François (d’Assise) !
Pour Ricco : nous serons à Auckland dans une grosse semaine, on devrait pouvoir y trouver de la bouffe saine et plus semblable à notre régime habituel, ce qui nous reposera en effet les boyaux. De plus, nous passerons, à partir du 3 Juin, 2 mois dans des pays moins tiers-mondistes (Nouvelle-Zélande, Sydney, puis Californie). Je suis de nouveau au régime smecta-riz-coca malgré des précautions assez drastiques depuis l’hospitalisation de François (l’Inde mérite amplement sa réputation de pays de la turista…), je peux te dire qu’on a hâte de retrouver des fruits et légumes frais qui ne risquent pas de nous torturer les boyaux, de vraies glaces, du vrai chocolat, un steak de bœuf bien saignant avec sa petite sauce tartare, ainsi que du vin et de la bonne bière, et, cerise sur le gâteau, peut-être même un peu de fromage pas trop insipide (enfin il ne faut quand même pas trop rêver…) 😉
Pour le reste, je vous laisse regarder la vidéo où nous vous expliquons tout ce qu’on a tiré de notre stage de méditation Vipassana, qui fut très intéressant sur certains points, et très peu sur d’autres.
Nous voici arrivés au devant de l’Épreuve, de l’Initiation, de la Transformation intérieure par laquelle, supposément, nous devrons devenir des sages. En effet, cet après-midi même, nous débuterons notre stage de méditation de 10 jours, au centre Vipassana de Sarnath. Comme vous pourrez le constater ici, le rythme et la discipline imposés lors de cette petite séquence d’exotisme zen n’en font pas exactement une sinécure. Nous espérons supporter tout cela avec noblesse.
Vous trouverez ci-après une petite vidéo d’adieux à la civilisation. Nous nous retrouverons dans une grosse dizaine de jours pour vous montrer en image nos dernières pérégrinations.
A très bientôt
François et Thomas
PS : Commentaires après le stage de méditation l’article hors-série Back on the road !
Fin de notre première semaine en Inde, c’est l’occasion de vous donner quelques nouvelles! Comme vous le verrez dans la vidéo, la fin de la semaine a été un peu chamboulée, mais tout est revenu à la normale à l’heure où j’écris ces lignes, et nous venons d’arriver à Agra pour fêter demain le 14 Mai notre 100ème jour de voyage devant le Taj Mahal.
L’Inde est vraiment magnifique, on s’en met plein les yeux. Il fait vraiment très chaud (entre 30 et 40°C, ça nous change des bouteilles d’eau qui gèlent en pleine journée à 5000m), mais c’est finalement bien plus supportable que ce qu’on s’imaginait. Par contre, conformément à ce qu’on avait entendu dire par des touristes et par les indiens rencontrés pendant le trek, les petites tentatives d’arnaque sont absolument permanentes, depuis les rabatteurs dans la rue qui veulent nous emmener à des faux offices du tourisme jusqu’aux guichetiers du métro qui prélèvent un billet lors du rendu de la monnaie pour se le glisser dans la poche, en passant par les chauffeurs de tuk-tuks qui nous font passer par les marchés de tapis en allant à l’hôtel, les employés de la gare qui donnent des faux renseignements et j’en passe. Au final, on a vite compris qu’il ne fallait faire confiance à absolument personne à part notre cher Guide du Routard. C’est un peu lourd à la longue mais on fait avec et on profite. Et puis il y a évidemment quelques personnes serviables et honnêtes dans le lot, comme les gérants de notre hôtel à Jaïpur qui m’ont bien aidé pendant nos galères.
J’espère que ces quelques images vous plairont, on attend vos commentaires 🙂
On essaiera de vous donner des nouvelles avant de partir pour 10 jours de déconnexion totale lors de notre cours de méditation Vipassana (pour plus d’infos sur Vipassana, c’est par là).
Nous sortons enfin de notre retraite blogueuse. J’espère qu’on vous a manqué au moins un tout petit peu, sinon à quoi bon ?
Hélas, nous vous avons sans doute habitués à mieux, mais cet épisode sera quelque peu minimaliste, tout en étant notre unique production népalaise. Car il faut savoir qu’au hit-parade des pays du quart-monde, le Népal n’est pas en reste, la preuve : électricité coupée plus de dix heures par jour (heures diurnes bien sûr) dans les grandes villes, la capitale ne faisant pas exception à la règle. C’est assez déroutant de prime abord, tant la même chose à Paris, et les 30 points de PIB en moins que cela entraînerait immanquablement, serait impensable. Mais l’indigence est pleine de surprises étonnantes !
Nous avions préféré laisser notre ordinateur à Katmandou, où nous ne sommes rentrés qu’après plus de trois semaines de pérégrinations. Alors vous imaginez bien que trier et retoucher plus de trois semaines de photos, et les monter en vidéo, avec du courant seulement de 15h00 à 18h00, c’est à peu près impossible.
Ne pouvant lutter, nous avons été contraints et forcés de produire seulement ce que vous avez sous les yeux, à savoir nos photos de trek du circuit des Annapurnas (et quelques autres photos de nos aventures au Népal) avec quelques commentaires, et un montage très rapide des quelques petits messages filmés que nous pensions inclure dans une vidéo élaborée et longue, mais qui finalement devront finir leurs jours accolés les uns aux autres, sans alternance délicate avec des photos commentées. Et par ailleurs, pas de vidéos d’étonnements ou autres trucs du genre cette fois-ci, juste ce rapide et naïf témoignage.
Au demeurant, ce trek fut tout à fait plaisant ! Nous avons eu énormément de chance avec la météo (avec un ciel parfaitement dégagé pour le col de Thorung La à 5 416 mètres, notamment), et nous nous sommes parfaitement bien entendus avec le groupe d’Indiens que nous avions rejoint pour ce grand tour. Vraiment une expérience qu’on recommande à tous les gens qui aiment marcher et qui n’ont pas peur d’avoir un peu froid.
On vous recommande d’écouter la vidéo au casque, tant parfois la prise son s’avère défaillante. Les écouteurs vissés sur les esgourdes, on comprend déjà mieux ce que nous baragouinons.
Désormais nous sommes en Inde, alors à bientôt pour nos premières impressions sur Delhi et Jaïpur !
François et Thomas
P.S. : Référence musicale : The Legend of Ashitaka Theme de Joe Hisaishi, extrait de la bande originale du film Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki.
Je vous prie par avance d’excuser le manque occasionnel d’accent et les éventuelles fautes de frappes de ce message, rédigé avec le clavier qwerty de notre hôtel de Pokhara.
Pas de vidéo ni de photo aujourd’hui car nous n’avons toujours pas retrouvé notre cher ordinateur portable, qui est toujours, nous l’espérons, à l’abri dans le local de stockage de l’hôtel de Katmandou ou nous l’avons laissé.
Je voulais simplement vous informer que nous l’avons fait, ce foutu col à 5416m, et que nous en sommes revenus entiers ! Ca a été parfois difficile, souvent frisquet, mais toujours éblouissant. Nous essaierons de vous en faire profiter quand nous aurons la possibilité de traiter et monter nos photos et vidéos, c’est-à-dire dès notre retour à Katmandou, pour l’instant prévu le 01/05/2014.
Nous sommes actuellement a Pokhara, ou le temps est assez pluvieux, et ou nous passons le plus clair de notre temps sur les ordinateurs de l’hôtel a préparer la suite du voyage (Inde et Nouvelle-Zélande), et surtout à nous dépatouiller de nos galères infâmes de visas indiens et de billets d’avion pour aller de Katmandou à Delhi. Nous vous en parlerons plus longuement lors de notre prochaine video.
En parlant de billets d’avion, de nombreuses modifications de dates et horaires ont été apportées à notre parcours, vous pouvez vous mettre à jour sur l’article listant nos billets.
Sur ces quelques nouvelles, je vous laisse et je vais rejoindre nos amis Maxime et Mélusine qui viennent d’arriver à l’instant à Pokhara pour passer quelques jours avec nous.
« Namasté », comme on dit ici. Car oui, nous avons quitté l’Empire du Milieu pour nous rendre au pays des Hippies. Mais nous ne pouvions passer définitivement à autre chose que la Chine sans faire un petit épisode spécial sur le thème de nos nombreux étonnements chinois.
A propos d’épisodes, vous en avez peut-être loupé quelques-uns. La newsletter nous a posé quelques soucis mais tout est normalement rentré dans l’ordre (en espérant que nous avons récupéré la liste complète des inscrits, ce qui n’est pas tout à fait sûr). Il est possible que vous n’ayez pas reçu les annonces pour les quelques derniers épisodes, vous pouvez les retrouver ici : Thomas et François autour du monde, catégorie « Sur la route »
Pour en revenir à nos moutons, si vous êtes chinois et que vous regardez cette vidéo, sachez que malgré le ton mordant et moqueur, en fait, on a aimé le pays ainsi que ses habitants. « Qui bene amat bene castigat », n’est-ce pas ? (il est si délicieusement pédant de citer en latin dans le texte, alors comment y résister ? ). Il ne faut pas mal vivre nos petits quolibets, on rigole, et je suis par ailleurs le premier à reconnaître qu’il y a beaucoup de choses étranges et parfois désagréables dans notre comportement, à moi et mes pairs parisiens, qui méritons notre réputation. Ce petit séjour m’aura clairement fait prendre conscience que niveau sous-titrage bilingue, la France doit générer elle aussi de nombreux moments de solitude chez les touristes étrangers qui la visitent, tant j’ai pu apprécier à quel point parfois, les mots-clefs d’anglais manquants dans un lieu ou bien chez un interlocuteur peuvent causer un préjudice vraiment déraisonnable aux visiteurs.
Qu’à cela ne tienne ! Si de retour de voyage je parle à peu près couramment anglais et espagnol, il ne me restera plus qu’à apprendre le mandarin, ce qui m’évitera de nombreuses incompréhensions et mésaventures lors de ma prochaine visite (car il y en aura bel et bien une, ça ne fait pas un pli !).
Mais là, pour l’heure, il n’est plus temps pour nous de gambader dans les rizières de Chine, mais bien d’affronter le circuit des Annapurnas, au cours des trois prochaines semaines (avec un col à 5400 mètres s’il vous plaît : ça n’est pas de la randonnée de seconde zone). Aussi, si nous ne périssons pas d’embolie pulmonaire ou bien de faim et de froid au fond d’une crevasse, nous serons heureux de vous retrouver dans trois bonnes semaines pour vous raconter ce périple !