Episode 21 : North of Kiwi-Land

Peuple de France,

Voilà trois semaines déjà que nous avons écrit notre dernier article. Serions-nous devenus feignants ? Assurément un petit peu, mais surtout, surtout, nous avons eu un peu moins de temps libre pour nous consacrer à ce blog, tant nous avons fait d’heures de voiture, qui sont autant de précieuses minutes où l’usage de l’ordinateur est impossible. Car ça n’a pas l’air sur une carte, mais la Nouvelle Zélande, c’est fort grand. Enfin disons plutôt long. Et en prime, l’autoroute néo-zélandaise demeure à inventer, car chez eux, pas de 2 x 4 voies, rien que des départementales (qu’ils appellent certes « State Highway », mais qui sinuent sans cesse (à double sens), qui comportent des ronds-points et qui traversent carrément des villes en y jouant le rôle de simple grosse artère, donc non, décidément pas la grosse autoroute comme de par chez nous, qui permet de torcher des centaines de kilomètres en « peu » de temps).

Mais ce faible désagrément mis de côté, nous avons tout à fait apprécié notre séjour, il ne faut pas croire. Déjà, au sortir de 4 mois d’Asie dont 3 dans des pays qu’on peut qualifier de pauvres à très pauvres, retrouver les joies :
– de l’asphalte bien entretenue,
– du civisme routier (après 21 jours ici, nous n’avons toujours pas entendu de klaxon, ni frôlé de véhicule en traversant sur les passages piétons, ce qui nous change considérablement),
– de la sécurité hydrique et alimentaire (incroyable : on pouvait boire l’eau du robinet sans au préalable la passer aux UV, et sans se tordre de douleurs abdominales le lendemain !!),
– de l’inter-communicabilité parfaite puisque cette fois-ci nous pigeons l’idiome local,
– du salaire minimum local suffisant pour qu’on ne nous prenne pas pour des porte-monnaies sur pattes qu’il convient d’arnaquer avec diligence pour en tirer le maximum de thunes possible (quel bonheur de ne plus avoir à négocier 15 ans le moindre prix, dans ce pays où les blancs ne payent pas 20 fois le prix payé par les autres). Les autochtones sont d’ailleurs tout à fait souriants, chaleureux et agréables,
– des sucreries, glaces et desserts si doux à nos occidentaux palais (quelques litres de glace et de chocolat nous sont passés au travers du corps, en y formant quelques nouveaux adipocytes, c’était inévitable),
– et j’en passe.

Retrouver tout cela, oui, je l’affirme, c’était merveilleux. Et oui, au risque de décevoir, nous ne sommes pas que de purs esprits ivres de bonheur de s’abreuver des sculptures, monuments, contes et légendes de contrées lointaines, oh que non ! Nous avons aussi un corps, qui apprécie certains points de conforts (comme ne pas avoir la chiasse à longueur de temps faute de trouver de la nourriture que la science moderne qualifierait de « comestible », ou encore ne pas être réveillé la nuit par tous les bruits possibles et imaginables, du klaxon au jappement de chien errant désœuvré), et certaines habitudes difficiles à changer une fois arrivés à nos âges canoniques.

Mais cette virée dans ce si austral pays n’a pas été qu’un simple retour à la vie moderne : la Nouvelle Zélande, en plus d’être confortable, c’est surtout très beau ! La moindre départementale State Highway regorge de points de vue magnifiques. Toute plage est belle, aucune colline n’est quelconque. Il y a un paysage à découvrir quasiment partout. Et que de variété, surtout ! Des vues lunaires des parcs de sources chaudes aux grands glaciers du sud, chaque changement de région vaut changement complet de décors.

Notre petite réserve, je dirais, c’est que si certes chaque coin à son lot de beautés, en revanche on n’aura pas trouvé (cette fois-ci du moins) LE coin qui nous bouleverse vraiment. Nous n’avons, en toute rigueur, pas trouvé le pincement au cœur des rizières du dos du dragon, de la grande Muraille ou bien du col de Thorung La, pour ne citer qu’eux. Mais il est vrai que l’Hiver se prêtait moins à l’exploration assidue des grands parcs naturels, qu’on n’a pas vraiment visités.

Cette vidéo-ci vous montre un concentré de ce qu’on a vivement apprécié dans l’île du Nord. Il y manque en toute rigueur notre escapade dans les bains chauds des villes proches de sources géothermiques, qui constituèrent un kiff incontestable, surtout en hiver, mais qu’il a été impossible d’immortaliser en photo. Un condensé de l’île du sud viendra peut-être plus tard, si nous ne traînons pas trop.

A très bientôt.

François

5 réponses

  1. WAOUOUOUHHHHHHH!! On l’a attendue (on se demandait presque si vous n’étiez pas terrassés par des rhumes cataclysmiques ou les effets dévastateurs de dégustations complusives des glaces tant désirées ..) mais ça valait le coup de l’attendre!!! MERCI et bravo, encore, pour ce fantastique (je choisis mes termes!) chapitre Néo Zélandais!!! Même mon inculture abyssale en matière de vos films préférés ne m’a pas gâché le plaisir!! Chapeau (et un immense merci!!) les artistes pour ce bouquet d’atmosphères tellement différentes, où la poésie (entre de multiples autres images, celle de François s’éloignant sur le petit pont dans les vapeurs de sources chaudes…)côtoie la drôlerie (certains face à face mémorables..) et la beauté sublime (plages et dune… jeux de reflets des arbres…sources….) Un régal!!!! Ici tout va bien! Et la météo est estivale. Bises et bonne continuation en Australie. On vous suit en pensées!

  2. Coucou nous revoilou après une longue absence de commentaires….Faut dire que les vidéos sur la méditation nous ont bien fait méditer quant à un commentaire possible….Et puis tout ce qui fait la vie de travailleurs….Mais là sympa nous retrouvons votre esprit pétillant, vos belles images qui invitent au voyage, les hobbits en vrai ça doit être rigolo même si ça diminue un peu le fabuleux de l’affaire.On pense bien à vous, toutes ces expériences variées!!!que vous vivez à fond. Expliquez nous un peu le sens des langues sorties avec tant d’application chez les Maoris (leur avez vous montré comment on fait un pied de nez chez nous?), mais faut vous entraîner, la leur est bien plus longue que la vôtre!
    Bienvenue en Australie et là pour le coup c’est grand, grand,grand….
    signé:l-equipe-a-terre-de-retour.com

  3. !! C’est un sticky toffee pudding cuit là vers la fin avec marqué bon voyage ?
    Bon sinon ça gère les hobbits, oubliez pas l’anniversaire de Claire 😉

  4. Bonjour à tous et merci pour vos retours !

    La langue sortie des maoris (qui va normalement de paire avec les yeux écarquillés) sert traditionnellement à défier les ennemis et surtout à leur faire peur. De fait, le haka à 1m de vous, même s’ils ne sont que trois, c’est assez impressionnant. Nous avons découvert plus tard dans un musée que les tribus maoris sont historiquement des tribus guerrières qui n’ont pas arrêté de s’entre-tuer. Un guide à Sydney nous a dit que ceci expliquait sans doute en grande partie la différence entre la Nouvelle-Zélande, où les anglais ont vite signé des traités avec les maoris (en les amputant quand même au passage d’une bonne partie de leurs terres) et où les maoris sont bien intégrés dans la population et très visibles au quotidien (il faut dire aussi qu’ils ont souvent une carrure qui ne passe pas inaperçue), et l’Australie, où les aborigènes ont été assez sévèrement massacrés.

    Les deux desserts à la fin nous été servis dans un excellent restaurant que nous nous sommes payés à Wellington (Logan Brown, on recommande chaudement). Il s’agit des dessert suivants:
    – Date & Orange Steam Pudding, Butter Scotch & Hokey Pokey Wafer.
    – Vanilla Custard Pie, Spiced Poached Tamarillo & Buttermilk Sorbet.
    Il n’y avait pas beaucoup de clients (c’était un jour de semaine à midi) et nous avons sympathisé avec le serveur à qui nous avons raconté notre aventure tour-du-mondiste. Même si nous n’en aurons jamais la confirmation, nous soupçonnons fort notre charmant serveur d’avoir commandé (ou effectué) une décoration des assiettes spécialement pour nous.

  5. La langue sortie c’est pas mal aussi pour identifier si la personne en face de toi va avoir une haleine chargée ou pas : ainsi tu peux décider avec qui tu vas parler. Peut-être que c’est un sens caché?

    J’avoue que j’ai bien ri avec le son des sources d’eau chaude, on s’y attend pas.
    Je vois que vous continuer à bien prendre votre pied, c’est parfait!

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