Episode 20 : L’Asie, c’est fini !

Admirables lecteurs,

L’Asie, c’est bel et bien fini ! Nous vous écrivons depuis le wifi un peu laborieux d’un camping de la pointe extrême nord de Nouvelle-Zélande, où nous crapahutons désormais. Si de votre côté les premières chaleurs de Juin vous permettent d’ôter quelques couches vestimentaires, nous ici nous endurons le début de l’hiver ! Pour l’heure nous sommes en plein nord (donc au plus chaud – et oui tout est inversé puisque nous sommes dans l’hémisphère sud –), et nous avons déjà un peu froid, alors je pense que nos aventures sur l’île du sud (donc plus près du pôle) nous vaudront de frissonner quelque peu, et pas que de plaisir.

Cette dernière vidéo asiatique raconte la fin de l’Inde, nos étonnements (bons et mauvais) dans ce décoiffant pays, ainsi que notre « conclusion » sur l’Asie.

Nous avons pleinement conscience d’avoir fait un peu trop long encore une fois, avec cette vidéo. Promis, juré, nous allons nous reprendre, et revenir à des choses moins verbeuses et plus efficaces les fois d’après.

Également : il y a un trou de 10 secondes pleines entres 20:30 et 20:40 : on avait sans doute prévu un peu trop long sans s’en rendre compte en montant notre œuvre, mais il ne faut pas conclure que votre explorateur a un bug, la suite va bel et bien arriver (il s’agit du laïus sur les gares).

A très bientôt pour une première vidéo sur le pays du Seigneur des Anneaux (j’assure pleinement mes références populaires issues de mes émois adolescents : au noël de sup comme au noël de spé, le plaisir de savourer ces films sur grand écran – les épisodes II et III respectivement – a fait partie de ce qui a fait la différence entre simple fatigue et désespoir. Alors si les montagnes ayant permis d’incarner les mines de la Moria ou les Misty Mountains vont sans doute garder leur mystère, vu qu’elles sont situées plein sud et qu’on ne peut pas tout aller voir en un seul séjour de 3 semaines, en revanche oui, d’évidence OUI, nous allons aller voir Hobbiton à Matamata et les ateliers de la WETA à Wellington, il s’agit d’étapes rigoureusement O-BLI-GA-TOIRES !).

Bises

François

P.S. : J’ai répondu aux commentaires de la vidéo sur notre retour de Vipassana ici.

P.P.S. : La vidéo ci-dessous a été réalisée le 03/06/2014, le jour de notre arrivée à Auckland, mais a mis un peu de temps à arriver en ligne suite à quelques soucis techniques. Les références temporelles sont donc à considérer à partir de cette date.

P.P.P.S. : Les photos en bonne qualité arriveront un peu plus tard.

5 réponses

  1. Merci encore pour cette vidéo!
    Vos commentaires me rappellent par beaucoup d’aspects un voyage en Egypte : les gens qui t’accostent toutes les cinq minutes pour te vendre un truc, la négociation des prix permanentes, la tentative d’arnaque alors que le prix est indiqué, la tarification multiple (en Egypte, de mon expérience, c’est officieux, tu paies le prix en fonction de ta nationalité. Un français paiera moins cher qu’un allemand, qui paiera moins cher qu’un japonais, qui paiera moins cher q’un américain), la misère, le côté exotique du blanc, etc…
    Mais à l’inverse de votre expérience si j’ai bien compris, tout ceci était visible en ville, au Caire, alors que dans le Sinaï (hormis si tu veux faire un trek dans le désert où là c’est plus compliqué) tout était BEAUCOUP plus tranquille, les gens hyper gentils, toujours prêts à rendre service de manière complètement désintéressée.
    L’histoire des photographies est intéressante aussi et donne à réfléchir. Quand je voyage j’adore prendre en photo certaines scènes de la vie quotidiennne. Cependant je suis assez gêné (je ferais un très mauvais photojournaliste), je n’aime pas faire chier les gens. Je suis donc souvent frustré car c’est finalement assez rare de pouvoir prendre une photo en étant sûr de n’offusquer personne. C’est pourquoi il m’arrive de prendre des photos volées car si tu demandes l’autorisation le naturel s’échappe, la photo n’a plus aucun intérêt. Je me demande ce qui est choquant pour la personne prise en photo : le fait d’être pris en photo tout court ou bien la manière dont c’est fait. Car s’il semble évident que prendre une photo à 1 mètre d’une personne est a priori agressif si celle-ci n’est pas d’accord, dans le cas où la personne ne s’en rend même pas compte, c’est plus nuancé. Finalement je crois que c’est en France que j’ai eu les réactions les plus agressives. Il m’est arrivé pour des repérages de prendre en photo un rond point et qu’un automobiliste s’arrête, désireux de me casser la gueule parce qu’il pensait que j’avais osé prendre en photo sa voiture en train de rouler (évidemment je n’en avais rien à carrer de sa voiture…). Bref, à l’heure où tout le monde poste son cul sur facebook à tors et à travers sans faire attention aux paramètres de partage, de plus en plus de gens font valoir leur droit à l’image de manière très agressive (je vais te casser ton appareil et ta gueule après) et ce alors même qu’on a parfaitement le droit de prendre en photo un groupe de gens, à partir du moment où aucune personne n’est en gros plan (et heureusement car sans ça, au revoir le photo journalisme et tout un tas de formes artistiques en France). J’avoue que ça me gave, même si je peux comprendre que par moment ça puisse être fatigant. C’était mon coup de gueule inutile, absolument pas dirigé contre vous 😀
    Je change complètement de sujet, effectivement la diarrhée vous sied bien, vous êtes beaux comme tout :D, vous êtes une publicité vivante pour un régime partant de cette base. Je crois que je vais aller manger des lassis de vache ordurière avant mon mariage, j’ai 5 kilos à perdre 🙂
    Amusez vous bien au pays des Hobbits!
    Bises
    Erik

    1. Salut Erik,

      Une réponse très rapide avant d’aller au lit, on pourra approfondir plus tard. En France, tu peux photographier qui tu veux dans les lieux publics (par exemple sur un rond-point), ça s’appelle le droit à photographier. En revanche, tu as besoin de l’autorisation des personnes reconnaissables sur l’image pour la diffuser et, a fortiori, en tirer des revenus, ça s’appelle le droit à l’image. Quelques approfondissements ici. En ce qui concerne le voyage, quelques conseils judicieux ici, mais pas toujours faciles à appliquer. Ma devise personnelle : ne jamais faire un portrait sans l’accord de la personne photographiée… mais on peut toujours demander l’autorisation après 🙂

      A plus

      Thomas

  2. Je me base sur le site de la CNIL http://www.cnil.fr/documentation/fiches-pratiques/fiche/article/lutilisation-de-limage-des-personnes/

    « Dans le cas d’images prises dans les lieux publics, seule l’autorisation des personnes qui sont isolées et reconnaissables est nécessaire »

    Aussi, dans ton lien on peut lire :

    « La liberté artistique et culturelle. Cette liberté a été assimilée par la Cour de cassation à la liberté d’expression. Cela n’était pas nécessairement évident. La liberté de la presse, quand bien même elle donne parfois dans le sensationnel pour des fins uniquement commerciales, jouissait à cet égard d’un statut privilégié. Le domaine de l’art devait pouvoir aussi trouver sa place.

    Cela a eu lieu dans un arrêt rendu par le Cour d’appel de Paris du 5 novembre 2008. Il s’agissait de recueil de photographies de Jean Marie Bannier intitulé « Perdre la Tête ». Ce recueil était composé de clichés d’inconnus pris sur le vif sur le thème de la folie que possède tout un chacun au quotidien. Une femme avait estimé qu’il y avait violation de son droit à l’image, son autorisation n’ayant pas été demandée.
    La Cour de cassation a alors estimé que l’image relevait de la liberté d’expression artistique et que son consentement n’était alors pas nécessaire. Seule une publication portant atteinte à la dignité ou ayant des conséquences d’une particulière gravité pouvait empêcher sa publication.

    La liberté artistique fait donc bien échec au droit à l’image, sous réserve de conditions strictes et sommes toutes logiques. A l’aune de ces exemples jurisprudentiels, il n’est plus possible d’affirmer que le droit à l’image soit toujours un droit absolu. Le consentement du sujet dont l’image a été captée n’est plus la condition charnière. Elle ne le reste quand dans le volet patrimonial du droit à l’image, lorsqu’il y a exploitation commerciale. »

    Donc ça permet quand même quelques entorses au règlement!
    Mais je suis d’accord que le plus simple, quand c’est possible, est de demander l’autorisation.

    A+!

    Erik

  3. Trop trop bien de vous lire, voir, entendre..cette impression « comme si on y était »..du quotidien, du ressenti, des bobos, des plaisirs…
    J’ai adoré l’épisode sur la méditation Vipassana, je connais un petit peu..et je pense effectivement que vous n’êtes pas « tombés » sur le bon formateur..l’endurance à la douleur n’est sûrement pas de mise, jamais, jamais pour parvenir à une plénitude intérieure.
    Ce n’est pas un échec, effectivement pour vous les classes prépas, les grandes écoles, le « jusqu’au boutisme » ça vous connait ! Chapeau bas au contraire pour avoir tester et éprouver l’expérience et l’avoir si bien analyser sans tabou… ! Même si je ne réagis pas à chacun de vos posts j’adore cette manière de voyager et me faire voyager !!! La rue de la Jonquière est fidèle à elle-même, de la jeunesse est arrivée dans l’immeuble et c’est rassurant !!!! Bonne continuation et bon défrichage de territoires inconnus ! Je vous embrasse

  4. Après le skype d’hier la vidéo 20 aujourd’hui (j’avais du retard) et y a pas à dire, même dans le désordre, c’est du tout bon!!!! Je reste bluffée par votre talent pour nous introduire à tous ces modes de vie! Vous donnez l’impression que, aussitôt affrontés les chocs culturels, vous les avez déjà presque… »digérés » (plus confortablement peut-être que le lait de vache arômatisé aux détritus), vous êtes capables de recul et de passionnante synthèse. Je me disais que le « where are you from » indien a une parenté avec le « ça va? » français aussi stupéfiant par la non attention à la réponse donnée le plus souvent! Intéressantes réflexions sur la prise de photo, pas simple de se situer par rapport à ça … on dit bien « prendre » quelqu’un en photo…ce n’est pas anodin…Bon…Ton chapeau Indiana Jones me plaît bcp François (pour de futurs sentier ds la bruyère!) set ton sari est somptueux. Continuez, c’est vraiment bien ce journal de voyage, MERCI!!!Bises (il pleut toujours?)

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