Nous sommes mous à produire ces temps-ci, il est vrai, mais c’est aussi que nous manquons de temps à y consacrer, tant nous vadrouillons souvent en pleine nature, sans aucun matériel informatique, dans les territoires hostiles de la Patagonie. Aussi le temps disponible à passer devant l’ordinateur en pâtit-il.
Mais désormais lassés de nous peler le jonc par 5°C dehors, tout en bouffant froid chaque midi, nous voilà davantage disposés à réaliser bien au chaud quelques petites vidéos de plus, dont celle-ci.
Voilà donc nos premiers émois Patagoniens, à Bariloche (ville où vaque hélas librement à ses occupations le connard nous ayant volé la roue de secours de notre voiture de location), sur l’île de Chiloé au Chili, ainsi que dans la région des lacs, à San Martin.
Tout cela date, depuis nous avons sué sang et eaux à gravir bien des raidillons vers les glaciers et les lagunes gelées d’autres coins, que nous présenteront plus tard.
A très bientôt
F & T
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Voilà un petit épisode débile, pour changer ! Non pas que les autres brillent spécialement par leur intelligence, mais celui-ci est tout spécialement bête, par moments ! 😉 Voici donc un condensé de tout ce qui nous a paru bizarre et amusant ces 4 derniers mois, au cours de notre traversée de la Nouvelle-Zélande, la Californie, la Colombie et le Pérou.
Cette vidéo-ci présente quelques séquences un peu « audacieuses », qui pour les habitués à notre goût un peu inquiétant pour le gore seront une promenade de santé, mais qui pourraient peut-être paraître un peu bizarres aux quelques frêles créatures sensibles qui nous lisent… Vous voilà en tous les cas prévenus.
Voilà trois semaines déjà que nous avons écrit notre dernier article. Serions-nous devenus feignants ? Assurément un petit peu, mais surtout, surtout, nous avons eu un peu moins de temps libre pour nous consacrer à ce blog, tant nous avons fait d’heures de voiture, qui sont autant de précieuses minutes où l’usage de l’ordinateur est impossible. Car ça n’a pas l’air sur une carte, mais la Nouvelle Zélande, c’est fort grand. Enfin disons plutôt long. Et en prime, l’autoroute néo-zélandaise demeure à inventer, car chez eux, pas de 2 x 4 voies, rien que des départementales (qu’ils appellent certes « State Highway », mais qui sinuent sans cesse (à double sens), qui comportent des ronds-points et qui traversent carrément des villes en y jouant le rôle de simple grosse artère, donc non, décidément pas la grosse autoroute comme de par chez nous, qui permet de torcher des centaines de kilomètres en « peu » de temps).
Mais ce faible désagrément mis de côté, nous avons tout à fait apprécié notre séjour, il ne faut pas croire. Déjà, au sortir de 4 mois d’Asie dont 3 dans des pays qu’on peut qualifier de pauvres à très pauvres, retrouver les joies : – de l’asphalte bien entretenue, – du civisme routier (après 21 jours ici, nous n’avons toujours pas entendu de klaxon, ni frôlé de véhicule en traversant sur les passages piétons, ce qui nous change considérablement), – de la sécurité hydrique et alimentaire (incroyable : on pouvait boire l’eau du robinet sans au préalable la passer aux UV, et sans se tordre de douleurs abdominales le lendemain !!), – de l’inter-communicabilité parfaite puisque cette fois-ci nous pigeons l’idiome local, – du salaire minimum local suffisant pour qu’on ne nous prenne pas pour des porte-monnaies sur pattes qu’il convient d’arnaquer avec diligence pour en tirer le maximum de thunes possible (quel bonheur de ne plus avoir à négocier 15 ans le moindre prix, dans ce pays où les blancs ne payent pas 20 fois le prix payé par les autres). Les autochtones sont d’ailleurs tout à fait souriants, chaleureux et agréables, – des sucreries, glaces et desserts si doux à nos occidentaux palais (quelques litres de glace et de chocolat nous sont passés au travers du corps, en y formant quelques nouveaux adipocytes, c’était inévitable), – et j’en passe.
Retrouver tout cela, oui, je l’affirme, c’était merveilleux. Et oui, au risque de décevoir, nous ne sommes pas que de purs esprits ivres de bonheur de s’abreuver des sculptures, monuments, contes et légendes de contrées lointaines, oh que non ! Nous avons aussi un corps, qui apprécie certains points de conforts (comme ne pas avoir la chiasse à longueur de temps faute de trouver de la nourriture que la science moderne qualifierait de « comestible », ou encore ne pas être réveillé la nuit par tous les bruits possibles et imaginables, du klaxon au jappement de chien errant désœuvré), et certaines habitudes difficiles à changer une fois arrivés à nos âges canoniques.
Mais cette virée dans ce si austral pays n’a pas été qu’un simple retour à la vie moderne : la Nouvelle Zélande, en plus d’être confortable, c’est surtout très beau ! La moindre départementale State Highway regorge de points de vue magnifiques. Toute plage est belle, aucune colline n’est quelconque. Il y a un paysage à découvrir quasiment partout. Et que de variété, surtout ! Des vues lunaires des parcs de sources chaudes aux grands glaciers du sud, chaque changement de région vaut changement complet de décors.
Notre petite réserve, je dirais, c’est que si certes chaque coin à son lot de beautés, en revanche on n’aura pas trouvé (cette fois-ci du moins) LE coin qui nous bouleverse vraiment. Nous n’avons, en toute rigueur, pas trouvé le pincement au cœur des rizières du dos du dragon, de la grande Muraille ou bien du col de Thorung La, pour ne citer qu’eux. Mais il est vrai que l’Hiver se prêtait moins à l’exploration assidue des grands parcs naturels, qu’on n’a pas vraiment visités.
Cette vidéo-ci vous montre un concentré de ce qu’on a vivement apprécié dans l’île du Nord. Il y manque en toute rigueur notre escapade dans les bains chauds des villes proches de sources géothermiques, qui constituèrent un kiff incontestable, surtout en hiver, mais qu’il a été impossible d’immortaliser en photo. Un condensé de l’île du sud viendra peut-être plus tard, si nous ne traînons pas trop.
Petit épisode sur notre séjour à Koh Tao, où nous avons dûment enfilé masques et tubas pour aller observer les poissons, entre autres activités.
Bien que pourvu d’un appareil photo submersible, celui-ci n’a pas la qualité d’image d’une GoPro, si bien que les films aquatiques tendent à être un peu trop dominés par la couleur verte (significativement plus que de nature). On fait avec ce qu’on a.
Je sais bien que l’affreux maillot de bain que j’arbore est plutôt passé de mode, mais d’une part je n’en avais pas d’autre à ma taille et nulle envie de ré-investir pour un modèle uniquement dédié aux activités pélagiques alors que ce séjour constituera vraisemblablement notre seul passage à la plage de tout le voyage, d’autre part ce modèle possède une valeur sentimentale inestimable, puisqu’il a trempé au moins une petite fois dans les eaux chlorées de l’Ecole Polytechnique (bon, en nageant la brasse à l’épreuve de vitesse, je n’avais hélas eu que 02/20).
Je vous fais l’affront de préciser, pour ceux qui l’ignoreraient et désireraient pouvoir écouter le morceau à part, que la musique qui va suivre est Aquarium, de Saint-Saëns (un choix certes bateau pour le thème abordé, mais néanmoins efficace).
François
P.S. : les photos manquantes des 2 épisodes précédents ont été dûment up-loadées.
Nous sommes maintenant depuis quelques jours dans la ville d’Ayutthaya, à 01h30 de bus au nord de Bangkok.
Nous ferons sans nul doute une petite vidéo complète dédiée au patrimoine très riche de cette ville surprenante un peu plus tard. Pour autant, j’avais envie de publier mes tous premiers travaux photographiques de toute ma vie (avec retouche sous LightRoom, sous la supervision du sieur Thomas).
Bon, je conçois bien que des yeux aguerris à la pratique de PhotoShop ou d’autres logiciels de retouche y verront 1 000 défauts, mais il faut bien humblement commencer, que voulez-vous.
« la frange la plus radicale des manifestants a ainsi menacé de s’en prendre dans les prochains jours à la Bourse de Bangkok, voire au siège du contrôle aérien»
Ah ça, ça nous arrange bien, 20 jours avant notre vol Londres ==> Bangkok !!
Ca y est, on a ENFIN obtenu nos visas pour la Chine !!!! Notre PIRE galère de visa (bon, OK, c’est aussi la seule galère) à ce jour vient donc de prendre fin.
L’horreur des conditions de réalisation des visas chinois pour les Français nous avait déjà fait intégralement inverser notre ordre de passage dans les différents pays (et nous a contraint à renoncer à notre rêve de treks dans les steppes mongoles) [cf. ici].
Mais rien qu’ici aussi, en France, l’obtention est loin d’être simple ! Si on est sans employeur récent, il faut démontrer, relevés bancaires à l’appui, qu’on possède un compte pourvu de plus de 1 000 € depuis au moins 3 mois, ainsi que tout un tas de choses JAMAIS demandées ailleurs (certificat d’assurance rapatriement, réservations d’hôtels pour toute la durée du séjour, projet détaillé de trajet dans le pays, etc. etc…). Autant dire qu’on sent bien que ça n’est pas du tout gagné, quand on dépose son dossier au centre des visas chinois !
Une semaine et 142 € plus tard, nous voilà soulagés d’un poids conséquent !