Episode 38 : Buenos Aires

Lecteur, cher lecteur,

Voici une vidéo qui sera, comme tu pourras le voir, un peu atypique. Il faut dire que notre vécu de ces dernières semaines l’est quelque peu lui aussi, comme tu pourras le constater. Ne souhaitant pas gâcher le peu de suspens, il m’est hélas impossible d’élaborer vraiment. Je t’invite donc à découvrir céans les joies récentes qui nous habitent.

Pour te faire deviner, je puis te dire par exemple que, cet après-midi encore, je vais bien malgré moi passer trop de temps dans un endroit en général peu prisé par les malandrins, peuplés de grands gaillards en beaux uniformes bleus marines, à qui je vais conter pendant des heures mes aventures des derniers jours. Et ils m’écouteront laborieusement baragouiner dans la langue de Cervantès, et qui sait, peut-être pourront-ils faire un petit quelque chose pour moi ? Nous verrons bien, mais j’en doute. Cela ne sera jamais que la troisième fois que nous sommes tenus de nous y rendre, tant le peuple Argentin compte dans ses rangs d’êtres farceurs et facétieux. Je te sais assez de pénétration, lecteur, pour avoir à ce stade deviné de quoi il retourne.

A très bientôt

F. & T.

4 réponses

  1. Hello les loulous,

    Désolé d’apprendre que vous avez autant la chkoumoun, courage.

    Sinon pour basher un peu : vous nous avez enquiquiné combien de temps avec vos trucs de végétarien ? Et tout ça pour s’empiffrer comme des obèses morbides avec viande à volonté !!!!

    Au fait, maintenant quand vous parlez tous les 2 à côté face à la caméra, vous avez les mêmes mimiques et même voix 🙂

    Gros poutous et surtout courage.

    1. Il n’y a là nulle contradiction, venimeuse créature : nous avons toujours dit que, pour ne pas donner dans le dogmatisme épouvantablement antisocial d’imposer nos convictions alimentaires à tout le monde, celles-ci devenaient sans effet dès lors que nous sortions de chez nous. Donc nous ne sommes jamais végétariens chez les autres, ni au restaurant 🙂 (je sais, c’est un peu facile, ce dernier point). Dès lors, passant 330 jours hors de notre demeure, nous bâfrons du muscle régulièrement, effectivement.
      Qui plus est, les Argentins n’ayant pas encore tout à fait intégré les notions d’apport nutritionnel équilibré, être végétarien ici reviendrait peu ou prou à être ascète hard-core, et à TRES peu bouffer. Les vaches, les porcs et les poules ont en effet une espérance de vie assez faible ici, vu qu’ils constituent 75 % de la bouffe consommée !!!

  2. Et dire que j’étais passée à côté de cet épisode qui m’épate!! encore une fois l’art de changer les… « emmerdements » (je ne trouve pas de mot plus joli car là, franchement, vous avez donné,!!)…en témoignages et mimiques d’une drôlerie réjouissante!!! On souhaiterait presque que les « emm… » (2 fois sous ma plume ça deviendrait abusif ;)) continuent pour tester votre étonnante aptitude à un humour vivifiant!! Chapeau et merci! Quant à la scène initiale de dégustation de glace…..grandiose!

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