Episode 39 : Région des lacs

Cher Lecteur,

Nous sommes mous à produire ces temps-ci, il est vrai, mais c’est aussi que nous manquons de temps à y consacrer, tant nous vadrouillons souvent en pleine nature, sans aucun matériel informatique, dans les territoires hostiles de la Patagonie. Aussi le temps disponible à passer devant l’ordinateur en pâtit-il.

Mais désormais lassés de nous peler le jonc par 5°C dehors, tout en bouffant froid chaque midi, nous voilà davantage disposés à réaliser bien au chaud quelques petites vidéos de plus, dont celle-ci.

Voilà donc nos premiers émois Patagoniens, à Bariloche (ville où vaque hélas librement à ses occupations le connard nous ayant volé la roue de secours de notre voiture de location), sur l’île de Chiloé au Chili, ainsi que dans la région des lacs, à San Martin.

Tout cela date, depuis nous avons sué sang et eaux à gravir bien des raidillons vers les glaciers et les lagunes gelées d’autres coins, que nous présenteront plus tard.

A très bientôt

F & T

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3 réponses

  1. Quel superbe cocktail entre la palette des chocolats (tu as glissé qques tiramisu ds ton sac François? tu m’as convaincue!!), les joyeuses loutres caramboleuses, les manchots fenouillards, la romance sous-titrée bien savoureuse, les couleurs des maisons sur pilotis et des barques paisibles…le pittoresque de François qui nous emporte avec l’Agnus Dei sublime avant de nous faire retomber grave « ras le c.l de trouver la musique adéquate… »…et ces récits de froid glacial, de dénivelés cauchemardesques, de descentes terrifiantes…tout ça dans la chaleur douillette de ce petit matin de ce dimanche, c’est si bon! MERCI!!!!!!! Bises contentes de compter les jours avant les crêpes!!

  2. Décidément, vos vidéos qui nous font profiter de vos exploits sont un peu plus motivantes que celles qui racontent vos déboires (finalement, vu d’ici – de très loin !- tous ces problèmes matériels ne semblent pas si graves…). Dommage que vous saturiez de belles musiques pertinemment choisies comme vous le faites si bien ; non pas qu’on se lasse de vous entendre mais vos spectacles nous laissent toujours sans voix. Profitez bien du froid antarctique , il n’y en a plus pour très longtemps. Et c’est tellement bon quand ça s’arrête !
    signé : l-equipe-a-terre-pas-tagonisee.com

    1. Ah, n’allons pas trop vite en besogne : subir pour 800 € de vol, certes cela ne cause pas de préjudice de long terme, mais ça n’en occasionne pas moins une certaine souffrance morale, sur le coup. Pour plusieurs raisons :

      – en premier lieu, l’attachement aux objets volés : si je n’éprouve qu’une affection modérée pour la roue de secours, en revanche, dans mon sac, il y avait la liseuse offerte par mes amis pour mon dernier anniversaire, et avec laquelle je voyageais depuis 9 mois, l’appareil photo de Thomas que vous lui aviez vous-mêmes offert, et le stéripen qui si certes n’était pas une brûlante preuve d’amour en soi mais qui nous avait tout de même accompagné lui aussi depuis le début (et était bien pratique d’utilisation). Se faire subtiliser tout ça par un fils de pute inconséquent, c’est vexant (je dis « fils de pute », je ne devrais pas : c’était peut-être une femme, après tout, ne soyons pas sexiste).

      – en second lieu, se faire piner comme ça 4 fois de suite, cela donne un sentiment d’insécurité et d’agression permanente extrêmement désagréable, et procure par la suite un sourd dédain et une hostilité larvée pour les locaux, inévitablement (surtout que sur ce chapitre-ci, il ne faut pas trop me pousser pour que ma pente naturelle s’exprime). Car ce sont quand même 2 vols et 2 arnaques qui se sont produits coup sur coup, ça commence à faire beaucoup :
      > vol du sac à dos dans la rue
      > vol de la roue de secours dans la voiture fermée
      > fourniture de fausse monnaie par un taxi
      > fourniture d’un sac à dos absolument pourri et foutu en 2 semaines (très manifestement une contre-façon), lorsque nous avons tâché d’en racheter un dans un magasin pourtant recommandé par d’autres, et bien achalandé en équipements

      C’est bien simple : je ne me suis JAMAIS fait entuber aussi violemment, dans aucun pays où j’ai pu voyager, même ceux bien plus pauvres : au Burkina Faso, en Inde, en Colombie, etc. : pas l’ombre d’une arnaque de ce genre. Alors 4 fois à la suite…

      Cela gâche donc un peu le plaisir, cette perte sèche monétaire (qui est certes négligeable face à ce que seront nos futurs revenus annuels combinés, mais qui n’en demeure pas moins appréciable sur le coup) ainsi que les pertes de temps considérables que cela engendre (le temps passé chez les flics et à écrire aux différents organismes susceptibles de nous proposer une compensation monétaire est vraiment conséquent), et l’inconfort moral dans lequel cela plonge, momentanément. Il serait absurde d’ailleurs que cela n’influe pas sur l’appréciation générale que l’on se fait d’un pays : même si bien sûr à titre personnel nous ne pouvons pas nous targuer de représenter une expérience statistique concluante (nous sommes un échantillon bien trop faible, pour qu’on ne puisse pas simplement conclure : « c’est peut-être juste la faute à pas de chance »), on ne peut s’empêcher de repartir avec une image considérablement dégradée de la probité Argentine. En Nouvelle-Zélande, les paysages sont magnifiques ET le risque de vol est insignifiant, je vous assure que le souvenir global que cela génère est beaucoup mieux, de fait ! Avoir profité de la beauté des choses sans se faire pomper un peu plus de thune par des connards chaque semaine, c’est davantage agréable.

      Tout cela pour dire que nous parlons bel et bien de souffrance morale, pour qualifier l’impression que nous ont laissé ces divers événements pénibles, et nous assumons ! 🙂

      Bises

      F.

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