Episode 14 : Potage pékinois

Bonsoir, nombreux fans !

Nous sommes arrivés à Pékin (que nous sommes bien les seuls, nous les francophones, à affubler d’une déformation de prononciation pareille : dans le parlé local, son nom semble beaucoup plus proche du Beijing anglo-saxon), par le train de nuit depuis Guilin. Miracle, cette fois-ci, j’y ai à peu près dormi. L’expérience ultérieure montrera que c’était une manifestation très isolée de la Grâce divine, car à l’heure où j’écris ces lignes, je viens de très très mal pioncer dans le Shanghai – Hong Kong. J’ai pour les choses du sommeil une fragilité de petite princesse en sucre, que j’assume tout à fait. Je regrette amèrement que pour ce qui tourne autour du cycle circadien, le patrimoine génétique paternel qui m’a été transmis ne se soit pas davantage exprimé, tant j’aimerais moi aussi pouvoir m’endormir d’une seule traite du sommeil imperturbable des justes, comme l’auteur de mes jours le peut. Hélas, c’est un don qu’il ne m’a pas transmis.

Pour en revenir à cette ville, elle est tentaculaire, et déroutante par bien des aspects. Pris par l’intérêt de ce qu’il y avait à y faire, ainsi que par la sympathie que nous éprouvâmes d’emblée pour notre hôte airBnB (un musicien français installé là-bas depuis 5 ans) ainsi que sa nièce en visite chez lui (la belle Anaïs de la vidéo précédente), nous y avons séjourné 9 jours. Qu’il est bon de poser les sacs et de rester plus d’une semaine dans la même piaule, de temps en temps !

La première chose que nous avons immédiatement apprécié à Beijing (souffrez que j’utilise cette forme, devenue consensuelle à l’échelle mondiale, depuis les Jeux Olympiques de 2008), c’est que le sous-titrage anglais des métros, des panneaux, et de tant d’autres choses refasse son apparition. Ajouté à cela, il s’est avéré beaucoup plus simple de trouver systématiquement un clampin possédant les rudiments vitaux de la langue de Shakespeare, en cas de pépin. Je puis vous dire qu’un métro sous-titré en caractères romains, et des brochures en anglais dans les musées ou les sites, ça CHANGE assez radicalement l’expérience du voyage. Plus d’épouvantables galères linguistiques, donc, hormis à la Grande Muraille, où il a semblé judicieux aux préposés au tourisme de placer à l’accueil de l’un des 3 monuments les plus connus du monde des guichetières à zéro pourcent anglophones, armées de prospectus uniquement en idéogrammes.

L’autre chose qui nous a tout de suite plu, c’est que, croisant d’autres blanches-neiges aux yeux larges comme nous, et ce chaque jour, les autochtones de cette charmante cité ne semblaient plus nous considérer comme des bêtes curieuses. Car je vous prie de croire que si les enfants en bas-âge qui reconnaissent un occidental et qui lui crient « Hello ! » en le gratifiant d’un large sourire et d’un salut de la main sont d’évidence attendrissants, même pour un connard pédophobe comme moi, en revanche les adultes majeurs et vaccinés qui procèdent de même, voire qui entament spontanément la conversation dans un sabir d’anglais très approximatif ou bien carrément en mandarin (car d’évidence, les blancs le parlent tous à la perfection, c’est une réalité statistique indéniable), de façon complètement intrusive, sans se soucier de ce que vous étiez en train de faire vous-même, fût-ce une activité souffrant d’évidence assez peu la distraction, à la longue, ça donne franchement l’impression d’être une curiosité offerte à la contemplation, comme une sorte de bestiole exposée dans un zoo (le dernier exemple en date est une jeune fille s’étant carrément assise spontanément à notre table au restaurant, sans préavis, alors même que nous étions très clairement occupés à travailler sur notre ordinateur, et nous indiquant de but en blanc : « j’ai envie de causer un moment ! »). Ca a l’air mesquin et susceptible, dit comme ça, mais je vous mets au défi d’être interrompu environ 40 fois en plein milieu de vos activités au cours des trois prochaines semaines par un « ou-wé-lu ale you flom ? » sorti de nulle part, sans vous fatiguer de ce qu’on vous fasse perpétuellement remarquer que c’est écrit sur votre gueule que vous n’êtes pas du coin, et sans envie très dure à réprimer de fournir, pour toute réponse, un complément circonstanciel de lieu mentionnant l’embouchure rectale de votre interlocuteur.

Mais là, enfin, dans cette grande cité d’envergure internationale, la présence des Occidentaux semble suffisamment banalisée aux yeux des locaux pour qu’ils ne s’entêtent pas à leur faire coucou à tout bout de champs. Ce fut un soulagement.

Il y aurait pour des pages et pages à décrire toutes nos impressions sur la ville, aussi je préfère vous laisser là à contempler notre petite vidéo. Nous avons tout de même poussé la curiosité jusqu’à nous rendre à l’Opéra, qui hélas n’était sous-titré qu’en chinois, si bien que la trame du récit nous a quelque peu échappé… mais cela demeurait tout de même amusant à découvrir !

On vous embrasse, à très bientôt pour une dernière vidéo chinoise.

François

P.S. : comme à l’accoutumée, voici les références musicales des pistes utilisées dans la vidéo :

Yumeji’s Theme, de la bande originale du film In the mood for love

Salt Silver Oxygen, du groupe Anthony & the Johnsons (sisi, papa, c’est beau, je t’assure)

Jolie Coquine, du groupe Caravan Palace

Episode 13 : La Grande Muraille

Bonjour tout le monde,

Nous voici de retour à Hong-Kong où nous retrouvons les joies d’une connexion internet digne de ce nom ! Nous avons donc enfin l’occasion de vous faire partager notre aventure sur la Grande Muraille.

Nous avons séjourné à Beijing dans une collocation 100% francophone tenue par un musicien français. Sa nièce Anaïs était de passage à l’occasion, elle aussi, d’un grand voyage autour du monde et nous avons passé pas mal de temps ensemble à Beijing, notamment à l’occasion de notre virée sur la Grande Muraille, comme vous pourrez le voir dans la vidéo.

Pour rebondir sur la fin de la vidéo, nous sommes bien rentrés à Beijing grâce à un fort sympathique jeune couple de chinois qui nous a offert les 2h de trajet du retour dans leur voiture (mieux que les 5h30 de galère en transport en commun à l’aller). Nous avons même eu le plaisir de profiter à nouveau de leur compagnie le lendemain puisque François avait oublié son appareil photo dans leur voiture…

Petite précision : nous avons bien conscience que la musique est japonaise et non chinoise (d’ailleurs, il s’agit du titre Making of a cyborg extrait de la bande originale du film d’animation Ghost in the shell), mais elle nous paraissait en parfaite adéquation avec la magnificence du paysage, à laquelle nous avons essayé de rendre hommage à travers ces quelques photos.

Une deuxième vidéo sur Pékin ainsi que toutes les photos qui manquent pour ces vidéos et les précédentes devraient arriver ce soir ou demain matin. Nous partons demain pour Kathmandou où nous préparerons nos 15-20 jours de treks dans les Annapurnas entre 4000 et 5000 mètres, pendant lesquels j’ai bien peur que vous n’ayez pas de nos nouvelles.

A bientôt

Thomas & François

La suite à Pékin : Episode 14 : Potage pékinois

Episode 12 : Rivère Li et autres aventures à Yangshuo

Bonjour tout le monde,

Victoire, enfin une connexion qui permet de vous envoyer quelques nouvelles ! Voici donc, avec plusieurs jours de retard, le récit de nos aventures à Yangshuo, entre balade en bateau sur la rivière Li, promenade à vélo et mésaventures digestives…

Après notre séjour à Yangshuo, nous avons passé une grosse semaine à Pékin, dans une colocation 100% francophone (merci AirBnB), où nous avons fait plein de belles rencontres et de visites grandioses. Le récit de toutes ces aventures arrivera bientôt, c’est promis. Nous sommes arrivés à Shanghai il y a quelques heures, encore plein de découvertes en perspectives !

Bises à tous et à toutes, en espérant que la prochaine vidéo mettra moins de temps à vous arriver !

Thomas

Episode 11 : Les rizières en terrasses du Dos du Dragon

Et nous voilà à gambader dans la Chine continentale, dans la province du Guangxi. Ici c’est la fin de l’hiver (ça change de la chaleur sans nuages de la Thaïlande), les montagnes se drapent pudiquement d’un léger voile de brume, qui n’est pas pour me déplaire.

La présente petite vidéo retrace notre périple à travers les rizières en terrasse dites du « Dos du Dragon » (rien de moins !), 龙胜梯田 en mandarin, entre les villages de Dazhai et Ping’an. Cette petite virée était formidable : que ça soient les villages intégralement en bois ou presque, les taulières de Guesthouses en habits traditionnels du crû (mais chaussées de baskets Nike et équipées de smartphones), les chambrettes glacées sauf bien au chaud sous la couette, le petit-déjeuner à coup de soupe de nouilles aux champignons, la brume matinale dans les montagnes sur les rizières, on a TOUT aimé.

J’en attendais pour ma part beaucoup, ayant planifié de longue date ce qu’on allait faire dans ce coin et fantasmé depuis lors sur ce que pouvaient donner ces rizières, et je dois dire que mes attentes ont été remplies.

Et encore, on ne les a apparemment pas vu au meilleur de leur forme, en plein dans la saison de culture, où les étages plantés sont inondés, ce qui donnerait des jeux de reflets incomparables. Mais qu’importe ! On est déjà très heureux de ce qu’on a vu. Gonghao, si tu n’y es pas encore allé, je ne puis que te conseiller très très fortement d’aller y faire un tour (en plus toi tu comprendras un peu mieux que nous ce qu’on te répond quand tu demandes ton chemin !).

Un dernier petit mot au sujet des commentaire que vous laissez : on voulait juste vous dire que, même si on n’y répond sans doute pas assez, on aime beaucoup vous lire, et découvrir vos réactions. Alors surtout continuez, n’hésitez pas, même une toute petite intervention d’une ligne, ça nous donne l’impression de n’être pas si loin.

A bientôt

François

[Ajout 13/03 10h46 par Thomas] : La musique qui accompagne les photos n’est pas une musique locale, désolé… Il s’agit en fait de l’introduction de l’album Black Sands de Bonobo, un DJ anglais signé chez Ninja Tunes que j’aime énormément (enfin surtout les deux derniers albums) et qui m’a souvent accompagné pendant mes longues heures de rédaction de thèse 🙂

P.S. : Vous pouvez découvrir sur la page d’accueil du site une nouvelle section « Info de dernière minute ». Nous y mettrons des news lorsque nous n’avons pas le temps de faire une vidéo pendant une longue période. Donc si vous ne voyez pas de nouvel article arriver pendant plusieurs jours, vous pouvez aller y jeter un œil.

P.P.S. : Les photos en bonne qualité arriveront quand nous aurons trouvé une meilleure connexion.

Episode 10 : Dernier message de Thaïlande

Bonsoir tout le monde,

Et oui, aujourd’hui c’est deux articles pour le prix d’un. En fait, celui sur Koh Tao devait être déposé hier mais la connexion de l’hotel était vraiment trop lente pour uploader la vidéo.

Nous sommes donc arrivés à Hong Kong il y a quelques heures. La ville est vraiment étonnante, mais on vous en parlera sûrement plus tard. Pour ce soir, quelques derniers souvenirs rigolos de la Thaïlande, que nous quittons avec regrets. Mais la Chine promet elle aussi son lot de découvertes !

A bientôt

Thomas

Episode 09 : Koh Tao

Bonjour bonjour,

 Petit épisode sur notre séjour à Koh Tao, où nous avons dûment enfilé masques et tubas pour aller observer les poissons, entre autres activités.

Bien que pourvu d’un appareil photo submersible, celui-ci n’a pas la qualité d’image d’une GoPro, si bien que les films aquatiques tendent à être un peu trop dominés par la couleur verte (significativement plus que de nature). On fait avec ce qu’on a.

 Je sais bien que l’affreux maillot de bain que j’arbore est plutôt passé de mode, mais d’une part je n’en avais pas d’autre à ma taille et nulle envie de ré-investir pour un modèle uniquement dédié aux activités pélagiques alors que ce séjour constituera vraisemblablement notre seul passage à la plage de tout le voyage, d’autre part ce modèle possède une valeur sentimentale inestimable, puisqu’il a trempé au moins une petite fois dans les eaux chlorées de l’Ecole Polytechnique (bon, en nageant la brasse à l’épreuve de vitesse, je n’avais hélas eu que 02/20).

 Je vous fais l’affront de préciser, pour ceux qui l’ignoreraient et désireraient pouvoir écouter le morceau à part, que la musique qui va suivre est Aquarium, de Saint-Saëns (un choix certes bateau pour le thème abordé, mais néanmoins efficace).

François

P.S. : les photos manquantes des 2 épisodes précédents ont été dûment up-loadées.

Episode 08 : 3 jours à Chiang Rai

Nous voila donc arrives a Koh Tao apres nos 48h de voyage. Une petite video pour vous raconter nos aventures a Chiang Rai, en esperant que ca vous plaira 🙂

Bises a tous, a bientot.

Thomas et Francois

P.S. : les photos en bonne qualite arriveront plus tard, on fait ce qu’on peut avec les connexions a disposition.

Episode 07 : Trek autour de Chiang Mai

Salut à tous,

Enfin quelques nouvelles en vidéo! Pour ce soir, un petit reportage sur notre trek de trois jours dans les montagnes près de la frontière avec le Myanmar. Comme vous pourrez l’entendre de la vidéo, Thomas est revenu des montagnes avec un petit rhume mais ça commence à aller mieux. Nous passons ce soir la dernière de nos 3 nuits à Chiang Rai, on vous racontera ce que nous y avons fait dans la prochaine vidéo. Demain matin, nous partons pour 48h de voyage (bus, tuk-tuk, train, train, hotel, tuk-tuk, bateau) pour rejoindre les îles du Sud (plus précisément Ko Tao), en espérant qu’on trouvera des places dans le train de nuit en les achetant le jour-même, parce qu’il est impossible de réserver en ligne et que la gare la plus proche est à 200 km… L’aventure continue, elle ne fait même que commencer!

A la prochaine

Thomas et François

Episode 06 : un petit mot en passant…

Bonjour à tous,

Après quelques jours passés à Sokhutai au milieu des ruines (où nous avons mangé le meilleur pad thaï parmi ceux que nous avons goûté), nous sommes arrivé à Chiang Mai le 13 dans l’après-midi. Nous sommes un peu à la bourre pour les photos désolé, donc aujourd’hui, ce sera uniquement quelques phrases pour vous dire que tout va bien pour nous, nous avons même profité de la Saint-Valentin pour nous offrir un massage du visage avec soin aux herbes etc (je vous enverrai les photos, ne vous inquiétez pas) et un petit resto très sympa (mais finalement pas vraiment meilleur que les gargotes dans la rue).

Dans une heure, nous partons pour un trek de trois jours dans la montagne entre marche, balade à dos d’éléphant, radeau en bambou sur la rivière et rencontre avec les village d’ethnies traditionnelles. Nous vous donnerons des nouvelles au retour et nous rattraperons un peu de retard sur les photos, c’est promis.

Bises à tous et à la prochaine

Thomas & François

Episode 05 : singes de Lopburi et autres trucs bizarres

Bonsoir bonsoir,

Bon, pour changer, voici un episode un peu bete.

Je sais bien que la narrration audio  gagnerait a progresser en rythme, mais que voulez-vous, on ne s’improvise pas chroniqueur comme ca.

Retour a des reportages un peu plus traditionnels au prochain episode  😉

Francois

P.S : desole pour l’absence d’accentuation, mais la connexion wifi de l’hotel est tellement pourrie qu’on a du aller up-loader tout ca dans un cyber-cafe autochtone avec clavier thai.