Episode 32 : Bienvenue chez les Incas

Chers amis lecteurs,

Nous voici de retour pour notre dernière vidéo au Pérou, avec au menu comme promis Cuzco, le trek du Salkantay, le Machu Picchu et la vallée sacrée des Incas.

Nous avons fait quelques belles rencontres pendant nos dernières aventures péruviennes, notamment lors du trek où nous avons eu la chance de tomber sur un groupe éminemment sympathique, ce qui a permis de contrebalancer un peu la désagrément provoqué par l’omniprésence du mauvais temps. Le couple d’australiens (tour-du-mondistes eux-aussi) avec qui nous avons marché nous a par ailleurs fait relativiser sur nos galères de voyage. Ils ont été abandonnés par leur chauffeur et leur guide après que leur 4×4 soit tombé en panne en plein désert lors d’une excursion en Mongolie et on dû survivre dans le désert en rationnant les réserves de nourriture, ainsi qu’en buvant de l’eau boueuse récupérée au fond de tranchées qu’ils avaient creusées et de l’eau d’une petite source qui traversait hélas une carcasse de chameau échouée devant la source, avant de finalement retrouver le chauffeur trois jours plus tard chez une famille de nomades, affalé sur un coussin en lisant un bouquin et en sirotant une bière. Nos quelques petites galères nous ont immédiatement parue bien insignifiantes…

Nous avons décidé de faire l’impasse sur le lac Titicaca du côté péruvien, suite aux nombreux témoignages négatifs que nous avions recueillis sur les fameuses îles flottantes qui ne sont apparemment que des attractions attrape-touristes, et nous sommes depuis arrivés en Bolivie. Nous rentrons tout juste de deux journées sur la Isla del Sol, une des plus grosses îles du lac, et nous partons rejoindre La Paz demain matin.

Pour ce qui est de mon estomac, il ne m’aura embêté que 24h (mais m’a quand même provoqué une nuit blanche à me tordre de douleur dans mon lit). Quant aux pharynx de François, il commence tout doucement à remonter la pente.

La suite au prochain épisode !

A bientôt

Thomas et François

Episode 31 : Arequipa et ses alentours

Chers fans,

Parfois, il faut savoir faire court. A quoi bon déblatérer pendant des heures ? Les images parleront bien d’elles-mêmes. Arrivés à ce stade, vous aurez conjecturé, à juste titre, qu’aujourd’hui est un jour de flemme 😉 Et oui !

Il faut dire qu’on a tous les deux le système immunitaire en pleine alerte. Pas grand-chose de violent, mais assez pour être désagréable : entre une angine bien vicieuse qui rend chaque déglutition insupportable (j’envisage de me mettre à cracher tous mes bols salivaires dans une tasse, tant là j’en ai ras-le-bol d’avoir un flash de douleur toutes les 2 minutes, depuis 2 jours), et Thomas qui semble avoir assez mal digéré notre dernier ceviche en date (plat typique Péruvien, à base de poisson crû, assez goûtu mais structurellement dangereux, vous aurez compris pourquoi), on ne peut pas dire qu’on pète la forme. Pas atteints assez pour consulter, mais suffisamment pour être dans un état mental semi-larvaire, avec des facultés de concentration divisées par 3.

Hélas, pour ne rien arranger à nos affaires, l’Amérique du sud, malgré le cours de rattrapage technique assidu perpétré par les Espagnols à partir du XVIème siècle, ne semble pas encore avoir inventé le chauffage central, et peine encore à bien maîtriser la notion d’eau chaude courante. On s’en foutait pas mal au nord de la Colombie, par 35°C (c’était même davantage agréable de prendre une douche fraîche le matin), c’est nettement plus déplaisant à Puno, à plus de 3 800 mètres. Et à 15€ la nuit, nous n’espérons pas de miracle pour la douche de ce soir. Faute de chauffage dans la chambre, je porte donc un bonnet et un manteau, à l’heure où j’écris ces lignes.

Bon, et bien comme d’habitude, je cède à mon péché mignon de m’étaler au lieu d’être synthétique (j’ai toujours été assez nul aux épreuves de résumé). La présente petite vidéo vous montrera notre vadrouille dans la région d’Arequipa, que nous avons particulièrement appréciée : entre la ville elle-même, et le canyon juste à côté permettant des balades en solitaires à à flanc e montagne, nous kiffâmes résolument.

Sur ce, nobles lecteurs, que Dieu vous garde !

 F & T

Episode 30 : Lima & Huaraz

Queridos amigos,

Si vous le voulez bien, on va s’en tenir à ça comme incursion dans la langue de Cervantès. Non pas que nous ne progressions pas : du fait de l’incapacité des autochtones du coin à parler l’idiome moderne de la sapience et de la puissance, il s’en suit que, à force de nous en servir, notre maîtrise du vulgaire du lieu s’améliore. Cependant, nous sommes bien loin de pouvoir nous risquer sans honte à un petit paragraphe entier.

Nous voici donc arrivés au Pérou (enfin, plus exactement, cela fait déjà trois semaines que nous y traînons nos guêtres, mais nous avons pris un peu de retard sur ce blog), pays qui vit tomber les Incas sous les arquebuses espagnoles, et qui pour l’heure nous sied davantage que son voisin Colombien du mois dernier. A notre goût, davantage de sites écrasants de majestés, plus de joies montagneuses comme on les aime, plus de confort général également, bref.

Ici, la prononciation de l’espagnol semble revenue momentanément à quelque chose de plus normal : les « y » et « ll » ont cessé d’être prononcés [dj] à la colombienne, pour revenir à un [y] plus standard. En revanche, toujours pas de « vosotros » : tout le monde continue de nous dire « ustedes » ici.

La nourriture y est appréciablement meilleure également, et pour l’heure, toquemos madera (je suis le premier à douter que ça se dise comme ça), ne nous a toujours pas rendus malades. Qui plus y est, dans un supermarché de Lima, j’ai même trouvé de la Häagen-Dazs en rayon, c’est vous dire s’ils sont bels et bien civilisés ! Je pourrais dès lors presque y vivre.

Les quelques images suivantes vous montreront nos premières visites à Lima même, notamment dans ses nombreux musées, dont plusieurs sont dédiés aux cultures pré-colombiennes. Vous y verrez qu’en plus de savoir faire de la poterie (clin d’œil particulier à la tante de Thomas), on savait aussi très bien déformer sciemment le crâne des enfants afin que leur appartenance éventuelle aux meilleurs castes puissent immédiatement se lire, à l’âge adulte, sur la forme de leur boîte crânienne. Nul besoin d’organiser des rallyes pour que les fils de bonnes familles trouvent à se marier : il suffisait de ne s’intéresser qu’aux belles à l’occiput le plus démesurément oblong, et l’on savait qu’on ne serait jamais pris à s’amouracher d’une gueuse.

Vous y découvrirez aussi nos premiers émois montagnards péruviens, près de Huaraz, au nord de Lima. Si nos passages près des lacs d’altitudes à plus de 4 500 mètres nous laissent de beaux souvenirs, nous nous rappellerons aussi à quel point ces rapides montées de plus de 1 500 mètres par rapport à l’altitude de la nuit précédente nous aurons méticuleusement déchiré la cervelle de maux de têtes violents (j’ai pour ma part passé 30 minutes fort désagréables en redescendant du premier lac, pâle comme un zombie et respirant et marchant comme tel, avant que ça ne daigne passer).

 Sur ce, il est temps de vous faire muchos besitos et de vous dire à bientôt !

 F & T

Episode 29 : Cartagena de Indias & Medellin

Fidèles lecteurs,

Nous voici de retour pour la fin de nos aventures en Colombie. Nous vous avions laissé au parc Tayrona, dans le nord du pays, où nous sentions un début de petite déception quant à ce qu’on pourrait trouver dans ce pays, et une petite lassitude quant à la rareté de nos rencontres. Heureusement, nous avons trouvé par la suite plusieurs très belles choses à voir en Colombie et nous avons fait plusieurs rencontres sympathiques. Les villes et sites qui nous ont plu sont présentés dans la vidéo, aussi je vais me restreindre ici à vous raconter succinctement les deux rencontres que nous avons faites avec des colombiens.

Lors de notre arrivée à Cartagena après une douce journée de bus et un gentil rançonnage par un chauffeur de taxi, nous avons découvert avec joie que la réceptionniste de l’hôtel où nous avions réservé une chambre via notre bien-aimé site Booking.com ne savait tout simplement pas qu’il était possible de faire des réservation autrement que par téléphone et n’avais donc jamais reçu notre demande de réservation. Le gérant est sûrement plus à blâmer que la réceptionniste en question, mais nous avons vite compris face à son air de sardine attardée (Cartagena est au bord de la Mer des Caraïbes) que son niveau de développement intellectuel allait rendre la résolution de notre problème (somme toute assez simple) plutôt compliquée. Voyant qu’en plus elle était complètement décontenancée par notre espagnol limité qui nous obligeait à lui faire répéter ses phrases lorsqu’elles étaient un peu compliquées, nous lui demandâmes de trouver un traducteur anglophone afin de résoudre au moins le problème de la communication. Elle revint deux minutes plus tard avec un client de l’hôtel qui nous aida à trouver un solution (ce qui fût fort simple puisqu’il y avait des chambres libres au prix indiqué sur notre réservation). Une fois installés dans notre chambre, afin de remercier ce jeune homme serviable, nous l’invitâmes à boire un verre. Il nous expliqua alors qu’il était en vacances à Cartagena avec sa compagne (restée dans la chambre car trop timide), et de fil en aiguilles, nous convînmes de nous retrouver tous les quatre le lendemain midi afin de déjeuner ensemble. Nous eûmes alors le plaisir de découvrir ce couple charmant de colombiens d’une petite quarantaine d’années intéressé par beaucoup de choses et très intéressant et avec qui nous passâmes un agréable moment. Le soir même, nous découvrîmes grâce à eux ce qui est devenu notre glace colombienne préférée (mentionnée dans la vidéo), et le lendemain, nous passâmes la journée complète ensemble à déambuler dans le magnifique centre historique de Cartagena, en discutant de voyages, de gastronomie, de différences culturelles etc. Bref, une bien belle rencontre issue d’une situation plutôt désagréable et de l’incompétence d’une réceptionniste stupide !

Quelques jours plus tard, à Medellín, lors d’une petite pause autour d’une (énorme) gaufre, une vendeuse de cafés un peu curieuse, et visiblement un peu lasse du manque de clients, demanda à François d’où il venait. Sautant sur l’occasion pour travailler son espagnol et enrichir son cahier de vocabulaire (qu’il trimbale avec lui en permanence) de nouvelles expressions idiomatiques, il entama la discussion et nous nous retrouvâmes bientôt attablés tous les trois à bavarder. De nouveau, nous prîmes rendez-vous pour le lendemain soir et elle nous fit découvrir son quartier populaire et animé de la banlieue de Medellín (bien plus agréable que le centre hideux qui regroupe la plupart des musées). La discussion fut tout aussi agréable que la précédente mais avec quelques moments moins à l’aise, lorsqu’il était question de niveau de vie et que nous faisions face au constat qu’à moins de trente ans nous avions l’occasion de faire un voyage qu’elle n’osait imaginer alors qu’à bientôt quarante ans elle était obligée de cumuler un emploi d’avocate et de serveuse (en montant à côté un business de bus scolaire pour compléter ses revenus) pour pouvoir payer ses années universitaires de spécialisation en droit (administratif si je me souviens bien). Néanmoins, nous passâmes avec elle une de nos meilleures soirées à Medellín (à côté de la soirée précédente en compagnie d’un jeune homme de 17 ans aux capacités et à la maturité étonnantes que avions rencontré dans notre école d’espagnol à Bogotá) et nous nous promîmes de garder le contact.

En conclusion, nous sortons un peu de notre cocon biplace où nous étions un peu trop enfermés depuis quelques mois, et tout ça nous plait beaucoup.

Nos premières aventures péruviennes au prochain épisode.

Thomas

Episode 28 : Barichara & Parque Tayrona

Chers amis lecteurs,

Alors que la rentrée approche (ou a déjà eu lieu) pour la plupart d’entre vous, nous continuons de notre côté notre petit bout de chemin en Colombie. Nous vous avions laissé sur un long monologue depuis le petit parc de Barichara, et nous reprenons ici où nous en étions pour vous narrer nos aventures dans ce petit village tranquile du Santander, puis dans le parc naturel du Tayrona.

Cela en décevra sûrement quelques-uns, mais nous avons finalement fait une croix sur le trek dans la jungle (la Ciudad Perdida) dont nous vous parlions dan l’épisode précédent. Nous étions déjà pas certains de vouloir nous infliger 6 jours dans la jungle, avec chaleur humide, insectes improbables et traversées de rivière à pied, et comme vous le verrez, notre petite balade à l’intérieur du Parque Tayrona nous a définitivement refroidi. Nos trois jours dans le parc nous ont quand même bien plus, même si les plages de rêve étaient à peu près toutes envahies de bronzés bodybuildés avec (fausses) RayBan et enceintes portables diffusant de la soupe affreuse de boîte de nuit…

Sur ce, je vous laisse profiter de cette vidéo. Hasta luego !

Episode 27 : Deux semaines à Bogotá

Chers amis,

Voici enfin quelques nouvelles fraîches (enfin plutôt chaudes et moites) de notre périple sud-américain. Nous avons donc passé les deux précédentes semaines à Bogotá, essentiellement dans le but d’étudier la langue de Cervantès. Nous ne sommes pas encore aujourd’hui parfaitement hispanophones mais nous pouvons parfaitement nous débrouiller pour notre quotidien de voyageurs et nous avons même réussi à suivre un documentaire de National Geographic sur la reproduction humaine doublé en espagnol un soir où nous n’avions pas grand chose à faire à Barichara !

Nous eûmes à Bogotá une expérience AirBnB bien meilleure que celle de San Francisco, ce qui nous a rassuré sur ce que nous pouvions trouver sur ce site.

Nous sommes actuellement sur la côte des Caraïbes (à Santa Marta préciément, où nous avons fait escale pour la nuit) et nous hésitons un peu sur le programme de ces prochains jours. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse savourer cette vidéo (un peu longue, j’en conviens, mais j’espère qu’elle vous intéressera malgré tout) et les prochaines sur notre périple colombien.

A bientôt

Thomas

Episode 26 : Pé(dé)lerinage à San Francisco, Monterey et Big Sur

Françaises, Français,
Belges, Belges,

Voici le récit de notre pé(dé)lerinage dans la capitale mondiale des fiottes, j’ai nommé la luxurieuse, la vénéneuse, la dantesque San Francisco ! Se rendre là-bas au cours de sa vie, pour une tapette vous comprenez c’est un peu comme se rendre à la Mecque pour un musulman : c’est l’une des grandes obligations morales absolues, cela a presque force de loi.

Nous y eûmes notre pire expérience de logement par AirBnB à ce jour (il s’agit d’un site où l’on paye pour loger directement chez des particuliers). L’annonce promettait quelque chose de « quiet and cosy », et nous eûmes droit à une chambre déprimante, mal-foutue et crade, flanquée d’un voisin dans la pièce d’à côté agressif, bruyant et con, et assortie d’une salle de bain tout à fait dégueulasse et miteuse, le tout pour $80 la nuit. Nous confrontant le lendemain à la taulière de ce trou, qu’elle-même n’habitait même pas (elle n’était qu’une intermédiaire gérant la sous-location de cette cambuse pour le compte d’une tierce personne inconnue, du moins selon ses dires de scélérate), nous comprîmes rapidement que le développement de son cortex pré-frontal n’allait pas permettre une discussion fructueuse, et décidâmes d’accepter avec équanimité notre sort, ayant hélas payé d’avance pour plusieurs jours, de façon irréversible. Cependant, la vengeance est une volupté qu’il faut savoir s’accorder, et après le commentaire et la note que j’ai laissés sur le site après notre départ, même un rat hésiterait désormais à aller y dormir.

Après avoir goûté les joies de la Sodome occidentale, nous nous rendîmes dans une petite ville huppée de la côte californienne, où l’aquarium (et oui, encore un aquarium !) valait encore une fois franchement le détour. Puis nous prîmes le large l’espace de 3 heures, pour voir de près quelques grands mammifères marins. Malheureusement, comme vous le verrez, il y en a un de nous deux qui n’a pas vraiment le pied marin… et qui a dégobillé pas moins de 2 fois, pour passer ensuite le reste de la sortie allongé sur le dos dans la cabine intérieure du bateau !

Hélas, trois fois hélas, les sublimes Big Sur, les falaises déchiquetées de l’autoroute costale californienne, ont gardé leur mystère presque au complet, puisque le jour où nous avons effectué ce trajet, il y avait une brume impossible sur toute la côte… Nous n’en vîmes donc rien ou presque, si ce n’est un paysage onirique assez fou de mer de nuage, pendant les quelques kilomètres où la route passait au-dessus de la couche d’épais brouillard.

 Chers fans, c’est maintenant le moment des au-revoirs, le cœur serré et l’œil humide.

 François & Thomas

Episode 25 : Merveilles naturelles américaines

Comme vous nous manquâtes, chers lecteurs ! (pardonnez mon refus de ce travers féministe archi-débile qui consisterait à mentionner la forme féminine à chaque fois, lorsqu’elle diffère du masculin : nous avons une règle grammaticale précise pour nous épargner les immondes et lourds « lecteurs / trices », « adhérent-e-s », ou encore « révoltéEs », qui veut que le masculin l’emporte dans ce cas-ci, règle qui n’est PAS sexiste, contrairement à ce que certain(e)s affolé-E-s de la lutte sociale prétendent)

Ce craquage linguistique étant passé, nous pouvons nous consacrer à ce nouvel épisode ! Nous traînâmes en effet nos guêtres dans quelques uns des parcs américains de renom, à savoir : le Grand Canyon, la Death Valley et Yosemite National Park (à prononcer « yo-ssé-mi-ti » en anglais, et non pas « yozémit »).

Nous en prîmes plein les yeux partout, mais celui que nous kiffâmes indubitablement le plus vigoureusement fut Yosemite, où nous passâmes 4 jours. 4 jours à la dure, notez-le bien : comme le parc est victime de son succès, absolument tous les hébergements qu’il abrite en son sein et qui permettent une réservation à l’avance sont pleins 4 mois avant (ils sont en fait pleins le jour même de l’ouverture des réservations en ligne). En revanche, et heureusement, quelques campings proposent un système sans aucune pré-réservation possible, sur la base du « premier arrivé premier servi » le jour même. Or, tous les établissements basés sur ce systèmes sont des campings sans douches, et à 3 000 mètres 🙂 Nous nous pelâmes donc le jonc sur nos très inconfortables tapis de sol, le tout sans pouvoir avoir le plaisir, le matin, de nous décrasser avec une bonne douche, et sans pouvoir manger autre chose que des conserves de thon et de légumes à même la boîte.

Fort heureusement, le parc est traversé d’un large cours d’eau et contient aussi plusieurs lacs, qui nous permirent d’avoir le minimum vital d’hygiène. Je ne pensais pas un jour dans ma vie en être réduit à prélever des gravillons dans la rivière (plutôt fraîche, vous le devinez, à ces altitudes !) et à me frotter la peau avec, comme un gant de crin, pour en ôter la sueur et la crasse, mais cela est bel et bien arrivé. Le pire est que cet exercice de fin de journée n’avait en fait rien de déplaisant, au contraire, et qu’avec ce traitement nous ne puions absolument pas du tout, même après 4 jours. Ainsi, le luxe d’une douche chaude et savonneuse quotidienne serait-il surfait ? Je ne le sais pas, mais notre ascétisme en la matière n’aurait su durer longtemps, et le soir-même de notre sortie du parc, nous nous coulions dans un jaccuzi (nous découvrîmes avec plaisir que l’hôtel que nous avions réservé en proposait un dans chaque chambre).

Comme vous pouvez le voir, nous avons eu la flemme de monter tout ceci en vidéo, alors pour cette fois-ci il faut se contenter des photos (que nous avons pris la peine de commenter pour nous faire pardonner l’absence de vidéo).

Bises à tous

François & Thomas

Episode 24 : What happens in Vegas…

… stays in Vegas. Du moins, c’est ce que dit l’adage local (sans que nous ayons très bien compris s’il servait à enjoindre à une omerta portée plutôt sur le trafic de drogue, les homicides ou bien l’infidélité conjugale). Mais nous n’en avons cure, et voilà donc pour vos chastes yeux un petit aperçu de nos pérégrinations dans cette ville incarnant à la perfection la démesure et le lucre de l’Amérique. Une cité où le bon goût prime, vraiment 🙂 Mais nous serions bien hypocrites de bouder notre plaisir.

Nulle addiction naissante aux machines à sous, soyez rassurés. Voir ces saloperies engloutir du fric essai après essai, pour ne consentir à le rendre qu’en de très rares occasions, si cela peut griser lors des premiers succès, en réalité après quelques tentatives plus malchanceuses que celles présentées dans la vidéo, ça nous a lassés.

Nous découvrîmes hélas un peu trop tard que les vieilles peaux en habits panthères (car telles étaient les serveuses, nous n’exagérons rien) venues nous demander pendant que nous jouions, plateaux de boissons alcoolisées à la main, si « care for anything to drink ? », proposaient en fait leurs cocktails et autres liqueurs non pas à un prix allant de pair avec le niveau de fric brassé aux alentours, mais en fait pour… rien du tout ! Car telle est la règle d’usage que nous ignorions : au casino, les joueurs, peu importe qu’ils flambent des centimes ou bien des centaines de dollars, boivent gratis (mis à part le tip de $1 d’usage) !! Aussi ce ne furent que quelques Piña Colada et Long Island de dernière minute qui nous rafraîchirent la gorge au cours de notre séjour, alors que nous aurions pu fièrement nous imbiber davantage, si nous avions su plus tôt. Cela fera je crois partie de nos grands regrets de voyage.

 A très bientôt pour quelques photos des grands parcs nationaux.

 François & Thomas

Episode 23 : Sydney

Bienheureux lecteurs,

Je sais dans quelle cruelle détresse vous plonge l’absence prolongée de publications émanant de ce blog, devenu assurément l’un des pivots de vos existences. Veuillez nous en excuser, nous ne sommes que des misérables de vous maltraiter ainsi, mais hélas depuis que nous passons un temps appréciable en voiture (car nous avons à nouveau loué une tire pour ce mois Californien, que cette fois-ci d’ailleurs je conduis moi-même un petit peu, et sans catastrophe appréciable pour l’heure), nous manquons un peu du temps libre nécessaire à la réalisation de nos adulées vidéos.

La présente, je l’espère, apaisera votre manque l’espace d’un instant. Elle expose notre découverte de la ville de Sydney (à prononcer « Sidni » dans l’idiome local), il y a de cela quelques semaines déjà. Vous y verrez que nous y découvrîmes de nombreuses espèces animales étonnantes. [A ce propos d’ailleurs, lorsque vous verrez ici Thomas s’adresser à l’écran à « Thomas », n’en concluez pas que son passage près du pôle magnétique sud s’est accompagné d’un puissant dérangement cérébral et de l’apparition d’étranges troubles psychotiques, le poussant à spontanément envisager sa propre psyché comme une entité externe et étrangère : non, plus simplement, il s’adresse à son émérite encadrant de thèse, portant le même prénom].

Il s’agit hélas de tout ce que nous avons vu de l’Australie, non pas que le pays en lui-même ne méritât pas un examen approfondi, mais plus simplement Sydney n’était au départ qu’une simple escale de notre vol Auckland ==> Los Angeles. Constatant qu’il n’était pas direct mais nous faisait nous arrêter dans cette ville prodigieuse, nous demandâmes à notre compagnie aérienne si un arrêt de plusieurs jours sur ce lieu (qui ne devait au départ qu’être l’occasion de changer d’avion pour repartir aussitôt) était envisageable sans frais, ce qui était bien le cas, nous décidant dès lors à accorder à la plus connue des villes australiennes 6 jours de notre périple. Bien nous en prit, cela valait le coup : une qualité de vie d’un niveau comparable à celle de Nouvelle Zélande (les 2 pays se disputant les 2ème et 3ème place au classement mondial de l’indice de développement humain), une certaine tonicité urbaine en plus (Auckland nous avait parue moderne et intéressante mais un peu ronronnante et endormie, Sydney semble résolument plus pétillante et belle, du moins c’est là notre modeste avis de touristes).

Promis promis, bientôt viendront quelques photos et vidéos de nos aventures nord-américaines ! D’ici-là, passez tous de bonnes vacances d’été.

 A bientôt

 François & Thomas