Chers fans,
Parfois, il faut savoir faire court. A quoi bon déblatérer pendant des heures ? Les images parleront bien d’elles-mêmes. Arrivés à ce stade, vous aurez conjecturé, à juste titre, qu’aujourd’hui est un jour de flemme 😉 Et oui !
Il faut dire qu’on a tous les deux le système immunitaire en pleine alerte. Pas grand-chose de violent, mais assez pour être désagréable : entre une angine bien vicieuse qui rend chaque déglutition insupportable (j’envisage de me mettre à cracher tous mes bols salivaires dans une tasse, tant là j’en ai ras-le-bol d’avoir un flash de douleur toutes les 2 minutes, depuis 2 jours), et Thomas qui semble avoir assez mal digéré notre dernier ceviche en date (plat typique Péruvien, à base de poisson crû, assez goûtu mais structurellement dangereux, vous aurez compris pourquoi), on ne peut pas dire qu’on pète la forme. Pas atteints assez pour consulter, mais suffisamment pour être dans un état mental semi-larvaire, avec des facultés de concentration divisées par 3.
Hélas, pour ne rien arranger à nos affaires, l’Amérique du sud, malgré le cours de rattrapage technique assidu perpétré par les Espagnols à partir du XVIème siècle, ne semble pas encore avoir inventé le chauffage central, et peine encore à bien maîtriser la notion d’eau chaude courante. On s’en foutait pas mal au nord de la Colombie, par 35°C (c’était même davantage agréable de prendre une douche fraîche le matin), c’est nettement plus déplaisant à Puno, à plus de 3 800 mètres. Et à 15€ la nuit, nous n’espérons pas de miracle pour la douche de ce soir. Faute de chauffage dans la chambre, je porte donc un bonnet et un manteau, à l’heure où j’écris ces lignes.
Bon, et bien comme d’habitude, je cède à mon péché mignon de m’étaler au lieu d’être synthétique (j’ai toujours été assez nul aux épreuves de résumé). La présente petite vidéo vous montrera notre vadrouille dans la région d’Arequipa, que nous avons particulièrement appréciée : entre la ville elle-même, et le canyon juste à côté permettant des balades en solitaires à à flanc e montagne, nous kiffâmes résolument.
Sur ce, nobles lecteurs, que Dieu vous garde !
F & T












































































François surtout ne progresse pas en « épreuves de résumé » tant que vous êtes en vadrouille!! C’est trop bien d’avoir la mise en bouche des impressions écrites ( avec l’élégance du pittoresque, même pour causer de désagréments physiques bien pénibles…) avant de plonger dans vos belles images! On espère que gorge de l’un et tripes de l’autre retrouvent un peu de confort!! Le couvent Sta Catalina sur fond de Lacrymosa, voilà de quoi m’ouvrir à la méditation plus que certaines expériences asiatiques antérieures….MAGIQUE ce couvent simple et coloré!! Et les condors impériaux vont faire rêver Didier tjs à l’affût des rapaces pyrénéens: somptueuses photos, bravo l’artiste!! Bref fans on est, fans on reste, continuez!! Merci!!!!
Hello!
Ca donne envie vos randos! Il faut avouer, vos condors sont un peu plus grands que les vautours fauves vus dans les Pyrénées cet été!
J’espère que la santé va remonter la pente rapidement. Votre programme semble bien sympathique, profitez-en bien!
Bises
F.
Si vous kiffâtes, nous kiffâmes de concert en contemplant la vidéo, dommage on n’a pas trouvé l’i-conne pour mettre en grand écran, c’est qu’on devient difficile! Une mention spéciale pour le thème des fenêtres, quelle ouverture sur le monde tout en couleurs. Et les condors, en vol, en détail, jouant avec la lune, bien mieux que dans « faut pas rêver » émission citée précédemment. Une question nous taraude: que sont devenus sans titre 1 et sans titre 2, vous ont-ils lâchés en cours de route, n’ont-ils pas résisté à la passion pour le sieur Thomas? Vous nous tenez en haleine!
PS petit conseil de routard: un chien errant peut avantageusement remplacé un chauffage défaillant mais gare aux bébêtes!
signé: l-equipe-a-terre-planant-parmi-les-condors.com
Les chiens se sont fait a priori chasser de la petite chambre d’hôte où nous étions arrivés le 1er soir (on ne sait pas exactement, on faisait la sieste, mais on soupçonne les tauliers du lieu d’avoir modérément goûté leur compagnie, et de les avoir jartés à coup de bâton). Mais finalement, SansTitre1 (le jaune) était revenu au village d’origine par ses propres moyens, si bien que lorsqu’il a reconnu Thomas à notre retour, il a jappé et sauté de partout. Sa fidélité canine exemplaire lui valut encore quelques boîtes de thon, d’autant qu’il était bien maigre, sous le poil. Une fois qu’il nous a vu le lendemain devant le car de touristes partant pour toujours, il a pris acte de notre séparation et s’en est allé s’investir émotionnellement auprès de quelqu’un d’autre.
SansTitre2 en revanche, aucune nouvelle. Peut-être est-il mort de dessiccation dans la montagne, après s’être perdu, nul ne sait.
Merci pour cette bonne nouvelle concernant sans titre 1, ça confirme quand même que les chiens ne sont pas à la hauteur des chats concernant la fidélité! (Thomas se remet-il de la séparation?) quant à sans titre 2 nous ferons dire une messe dimanche….
signé: l-equipe-a-terre-touchee-par-la-grace.com
Hello,
ah le Pérou, c’est quand même le Pérou…
Avez-vous vu ces petites choses électriques branchées au secteur qui se glissent entre la sortie du tuyau de douche et l’eau qui coule sur votre tête avec des fils dénudés qui réchauffent l’eau comme cela peut ?
Il y a une dizaine d’année j’en avais pris un en photo….
Faites gaffe à cela mais profitez bien du reste !!!
Magnifiques photos et vidéos: bravo!
Maxime du soir en rime: les condors, j’adore.
Biz’
T.
Oui oui, ils sont toujours là, en Colombie, au Pérou et, nous le découvrons depuis hier soir, en Bolivie! Certains sont à peu près bien raccordés, d’autres font effectivement un peu peur. Nous avons rencontré un australien frisant les deux mètres, qui s’est pris une méga châtaigne sous la douche dans un hôtel: perte de la vue pendant une fraction de seconde et belle sensation de désorientation. Depuis, François travaille ses cuisses tous les matins en prenant ses douches genoux fléchis 🙂
Par ailleurs, nous avons vite compris que l’efficacité de ces petits appareils n’est que très modérée. Au bord de la mer des Caraïbes par 35°C on s’y fait, mais à 3800m dans les Andes après une nuit par 4-5°C sous 5 couvertures, c’est nettement moins agréable…
Merci les gars, vous m’offrez une bouchée d’oxygène dans une soirée/semaine/mois de travail plus qu’intense… Bonne continuation et à bientôt.
Elsa
Une bouchée d’oxygène ? Vous avez plus besoin de repos que vous ne le croyez, chère Elsa 🙂
Franchement tu peux ne pas être synthétique, bien au contraire! Même si je lis ça un mois après, je préfère prendre le temps plutôt que d’avoir peu à me mettre sous la dent!
Je sais pas comment vous avez fait pour ne pas ramener Sans Titre 1 et 2 avec vous, mon coeur d’artichaut canin n’aurait pas pu résister.
Là je termine une grosse période de travail post mariage, vous voir crapahuter me donne des envies de malade de partir… Vite!!!!
Bises