Fidèles lecteurs,
Nous voici de retour pour la fin de nos aventures en Colombie. Nous vous avions laissé au parc Tayrona, dans le nord du pays, où nous sentions un début de petite déception quant à ce qu’on pourrait trouver dans ce pays, et une petite lassitude quant à la rareté de nos rencontres. Heureusement, nous avons trouvé par la suite plusieurs très belles choses à voir en Colombie et nous avons fait plusieurs rencontres sympathiques. Les villes et sites qui nous ont plu sont présentés dans la vidéo, aussi je vais me restreindre ici à vous raconter succinctement les deux rencontres que nous avons faites avec des colombiens.
Lors de notre arrivée à Cartagena après une douce journée de bus et un gentil rançonnage par un chauffeur de taxi, nous avons découvert avec joie que la réceptionniste de l’hôtel où nous avions réservé une chambre via notre bien-aimé site Booking.com ne savait tout simplement pas qu’il était possible de faire des réservation autrement que par téléphone et n’avais donc jamais reçu notre demande de réservation. Le gérant est sûrement plus à blâmer que la réceptionniste en question, mais nous avons vite compris face à son air de sardine attardée (Cartagena est au bord de la Mer des Caraïbes) que son niveau de développement intellectuel allait rendre la résolution de notre problème (somme toute assez simple) plutôt compliquée. Voyant qu’en plus elle était complètement décontenancée par notre espagnol limité qui nous obligeait à lui faire répéter ses phrases lorsqu’elles étaient un peu compliquées, nous lui demandâmes de trouver un traducteur anglophone afin de résoudre au moins le problème de la communication. Elle revint deux minutes plus tard avec un client de l’hôtel qui nous aida à trouver un solution (ce qui fût fort simple puisqu’il y avait des chambres libres au prix indiqué sur notre réservation). Une fois installés dans notre chambre, afin de remercier ce jeune homme serviable, nous l’invitâmes à boire un verre. Il nous expliqua alors qu’il était en vacances à Cartagena avec sa compagne (restée dans la chambre car trop timide), et de fil en aiguilles, nous convînmes de nous retrouver tous les quatre le lendemain midi afin de déjeuner ensemble. Nous eûmes alors le plaisir de découvrir ce couple charmant de colombiens d’une petite quarantaine d’années intéressé par beaucoup de choses et très intéressant et avec qui nous passâmes un agréable moment. Le soir même, nous découvrîmes grâce à eux ce qui est devenu notre glace colombienne préférée (mentionnée dans la vidéo), et le lendemain, nous passâmes la journée complète ensemble à déambuler dans le magnifique centre historique de Cartagena, en discutant de voyages, de gastronomie, de différences culturelles etc. Bref, une bien belle rencontre issue d’une situation plutôt désagréable et de l’incompétence d’une réceptionniste stupide !
Quelques jours plus tard, à Medellín, lors d’une petite pause autour d’une (énorme) gaufre, une vendeuse de cafés un peu curieuse, et visiblement un peu lasse du manque de clients, demanda à François d’où il venait. Sautant sur l’occasion pour travailler son espagnol et enrichir son cahier de vocabulaire (qu’il trimbale avec lui en permanence) de nouvelles expressions idiomatiques, il entama la discussion et nous nous retrouvâmes bientôt attablés tous les trois à bavarder. De nouveau, nous prîmes rendez-vous pour le lendemain soir et elle nous fit découvrir son quartier populaire et animé de la banlieue de Medellín (bien plus agréable que le centre hideux qui regroupe la plupart des musées). La discussion fut tout aussi agréable que la précédente mais avec quelques moments moins à l’aise, lorsqu’il était question de niveau de vie et que nous faisions face au constat qu’à moins de trente ans nous avions l’occasion de faire un voyage qu’elle n’osait imaginer alors qu’à bientôt quarante ans elle était obligée de cumuler un emploi d’avocate et de serveuse (en montant à côté un business de bus scolaire pour compléter ses revenus) pour pouvoir payer ses années universitaires de spécialisation en droit (administratif si je me souviens bien). Néanmoins, nous passâmes avec elle une de nos meilleures soirées à Medellín (à côté de la soirée précédente en compagnie d’un jeune homme de 17 ans aux capacités et à la maturité étonnantes que avions rencontré dans notre école d’espagnol à Bogotá) et nous nous promîmes de garder le contact.
En conclusion, nous sortons un peu de notre cocon biplace où nous étions un peu trop enfermés depuis quelques mois, et tout ça nous plait beaucoup.
Nos premières aventures péruviennes au prochain épisode.
Thomas























































Encore un chat qu’on entend en fond en début de vidéo, François devait être content!
La chanson me fait penser à celles composées par le versificateur de 1984, comme :
« Ce n’était qu’un rêve sans espoir.
Il passa comme un soir d’avril, un soir.
Mais un regard, un mot, les rêves ont recommencé.
Ils ont pris mon cœur, ils l’ont emporté. »
Et sinon, je suis d’accord avec vous sur le Lonely Planet, même expérience en Egypte. D’ailleurs un truc à faire avant d’acheter un guide, c’est de lire celui de la ville où on habite. Comme ça on voit facilement si ce qui y est indiqué nous correspond ou pas.
Bises!